Jean de Climont

 

 

 

L’ESPACE

 

 

 

 

 

 

 

© Editions d'Assailly, 1972, 1978, 2007, 2011

ISBN: 9782902425051

Crédit photo : NASA


 

 

 

INTRODUCTION

 

 

Après une période d’euphorie, les difficultés s’amoncellent. On doute de pouvoir jamais comprendre un monde si mystérieux. On désespère de pouvoir jamais connaître une matière si étrange.

 

Sans doute, les postulats de la science moderne, autant que leurs conséquences, n’ont point le caractère d’évidence que Descartes imposait aux connaissances scientifiques. Mais tout est changé. D’ailleurs, on pense que la difficulté à comprendre ne résulte que de la nouveauté. Le temps y pourvoira.

 

Les années passent. Le mystère demeure.

 

Bien plus, des hypothèses nouvelles se sont accumulées autour des quelques postulats de base. Les paradoxes se sont ajoutés aux paradoxes.

 

Pourtant, l’inquiétude ne porte nullement sur la valeur des théories de la science actuelle, mais sur la possibilité d’accroître encore nos connaissances tant les difficultés semblent insurmontables. La seule intention d’examiner les fondements des théories actuelles est considérée comme parfaitement hors de propos. Autant dire qu’une remise en cause des postulats fondamentaux traduirait seulement une ignorance totale des données scientifiques. Toute critique doit d’abord avoir parfaitement assimilé les concepts de la science avant d’être exprimée. Si, après des années d’études, vous vous posiez encore des questions, c’est que vraiment vous seriez encore loin d’en avoir saisi tout le contenu heuristique.

 

Cependant, que penserait-on d’un architecte qui projetterait d’accroître 1e nombre des étages d’un immeuble menaçant ruine en proposant seulement d’en renforcer les derniers étages, sans s’inquiéter des fondations ?

 

La valeur d’une théorie se mesure à ses fondements. Et il faut d’abord comprendre. Qu’importe le nombre des confirmations expérimentales, si, au départ, on ne comprend pas. L’extension des postulats, l’adjonction d’hypothèses, l’addition de paradoxes ne peut en rien améliorer la connaissance.

 

La science actuelle repose sur des postulats. Or, qu’est ce qu’un postulat ? C’est une supposition sur la nature des choses. C’est une hypothèque, sur la compréhension.

 

La métallurgie et la mécanique des fluides ont permis une remarquable amélioration de nos connaissances dans plusieurs domaines. Ces techniques d’ingénieurs reposent-elles sur le moindre postulat ? Bien sûr, les techniques d’ingénieurs ne permettent pas de tout expliquer. Elles ne concernent que des domaines relativement définis et limités.

 

Pourquoi donc faut-il des postulats pour comprendre les couleurs des fleurs et la chute des pierres ? Pourquoi ne serait-il pas possible, de faire entrer la connaissance de la lumière et de la pesanteur dans les techniques de l’ingénieur, autrement dit, dans les sciences expérimentales ?

 

Pourquoi ne serait-il pas possible de comprendre la lumière et la pesanteur comme on comprend les vents et les marées ? Je vois bien que l’on veut tout expliquer d’un coup. On cherche l’équation de l’Univers. Quelque chose comme la pierre philosophale !

 

On ne peut comprendre ce que l’on ignore que par ce que l’on connaît. Mêler des postulats à la physique, c’est se refuser d’abord le droit de comprendre. On peut y voir une sorte de modestie. Encore faudrait-il ne pas prétendre ensuite détenir la réalité.

 

De nouvelles bases sont proposées dans la première partie. Les conséquences sur la gravitation et la lumière en sont tirées dans les deux parties suivantes.

 

La quatrième partie expose l’ensemble des résultats expérimentaux qui ont eu un impact sur la conception de la gravitation et des ondes dites électromagnétiques et les réponses apportées par la théorie de l’Espace.

 

Enfin les réponses aux objections les plus fréquentes sont présentées dans la dernière partie.

 

 

 

 

 

 

 

PREMIERE PARTIE

 

 

 

L’ÉTHER


 

 

 

 

CHAPITRE I

 

Le principe constitutif

 

 

 

 

Organiser n’est sans doute pas l’activité humaine la plus facile. À nous voir, on pourrait pourtant penser que nous passons le plus clair de notre temps à ranger. Certains métiers en font une occupation exclusive. À l’heure de la marée, regardez ces femmes plantées devant leur tapis roulant. Voyez-les saisir les daurades et les merlus, les soles et les baudroies ! Admirez avec quelle adresse elles projettent chaque poisson dans le casier de son espèce et de sa taille !

 

La science, c’est sans doute observer, sans doute mesurer, sans doute calculer, mais c’est d’abord ranger, d’abord organiser, d’abord ordonner.

 

Nous voyons des choses très complexes et d’autres d’apparence fort simples. Voilà une forme d’ordre. L’idée n’est pas nouvelle. Teilhard de Chardin porta sa pensée vers le haut. Mais que se passe-t-il vers le bas ?

 

Dans cet ordre de complexité, en commençant par ce que nous connaissons de plus complexe, se trouvent l’homme, les cellules, les macromolécules, les molécules, les atomes, les particules et les parties des particules. Est-ce tout ?

 

Pourtant il y a bien des phénomènes d’échelle largement inférieure aux particules, et certainement aux parties des particules. Que faire de la lumière et des champs de gravitation ? Voilà assurément des choses qui existent. Il faut qu’elles aient leur place dans la suite choisie.

 

Ainsi, ce qui forme la lumière, ce qui provoque la pesanteur, doit comporter ce qui existe dans les parties des particules, dans les particules, dans les atomes, dans les molécules, dans les macromolécules, dans les cellules, dans l’homme enfin.

 

Or, on a coutume d’appeler matière, ce qui existe dans les corps. Ainsi, ce qui existe dans les champs de gravitation et dans les phénomènes lumineux est aussi de la matière.

 

Ce qui existe dans les champs de gravitation et dans la lumière est la division en assez de parties de ce qui existe dans les corps que nous connaissons déjà.

 

C’est le principe constitutif. Ce principe n'implique nullement l’existence d'un composant ultime.

 

Les champs de gravitation et les phénomènes lumineux, se produisant dans l’Espace, il est nécessaire que l’Espace soit rempli d’une matière très finement divisée. Cette matière se trouve sous forme de grains de matière ou corpuscules.

 

Je n’ai pas trouvé de mot qui puisse exprimer le double rôle de ces corpuscules. Ils constituent une sorte de fluide dont les mouvements d’ensemble, comparable au vent dans l’air, sont la cause de la gravitation. Ce fluide est aussi le support des ondes qui parcourent l’Espace et dont fait partie la lumière. J’aurais bien proposé le mot péritéion. Ce mot est la contraction, un peu déformée pour une raison phonétique, des deux mots grecs peri, circulaire, et euteian, droit.

 

Le lecteur aura deviné ici une allusion, passablement ironique, à la théorie des corps et des mouvements simples d’Aristote. Dans l’univers dialectique d’Aristote, chaque mouvement simple ne pouvait être associé qu’à un corps simple. Les corpuscules qui remplissent l’Espace, supposés être des constituants de la matière, mais non point ultimes, ont quelque chose des corps simples d’Aristote. Mais ils sont animés simultanément des deux mouvements simples du philosophe : les mouvements rectiligne et circulaire.

 

Ce mot péritéion est cependant peu esthétique. Aussi ai-je préféré utiliser le mot graviton. Ces mythiques corpuscules ont reçu autant de propriétés magiques qu’il y a d’auteurs. Les gravitons seraient ainsi l’agent de la pesanteur par échanges, et ils auraient bien entendu leur inévitable onde associée. Il faut faire abstraction de toutes ces fantasmagories et ne voir dans les gravitons que des corpuscules élastiques. Ils composent un fluide qui remplit l’Espace. Ils ont à la fois un mouvement d’agitation brownien et un moment cinétique dans leur rotation sur eux-mêmes, également stochastique.

 

Les gravitons seront considérés exclusivement comme des corps sphériques élastiques. C’est une simplification nécessaire à l’utilisation de 1’outil mathématique. Il n’est attribué aux gravitons aucune propriété électromagnétique ou gravitationnelle ; ils ne transportent nulle répulsion ni nulle attraction. Il ne leur est associé aucune onde ni aucun pouvoir ubiquiste ; ils n’ont pas de probabilité de présence ; ils sont là où ils sont et ne sauraient être simultanément ailleurs. Ce sont seulement des corpuscules élastiques.

 

C’est là une extrême simplification ; encore que l’élasticité implique des déformations et donc une constitution interne adaptée des gravitons. Il faut penser naturellement que les choses ne sont pas aussi simples.

 

Cependant, il existe d’autres phénomènes qui doivent aussi avoir leur place dans 1’ordre proposé. Ce sont principalement les champs électromagnétiques. On peut fort bien considérer que ces champs sont la manifestation d’une matière encore plus fine, qui elle-même constituerait les gravitons. Il faut bien se limiter si l’on veut avancer un peu. Les conséquences de cette éventualité ne seront pas examinées.

 

Encore une fois, aucun progrès n’est possible si l’on ne s’impose des limites. À vouloir tout expliquer, tout comprendre, à vouloir écrire la dernière page de la science, à prétendre finir l’Histoire, on ne s’expose pas seulement à l’échec certain, mais aussi au ridicule le plus profond.

 

C’est en ce sens aussi que l’attribution de propriétés absolues à des phénomènes observés dans la Nature est absurde. Car rien ne peut accroître ni diminuer, allonger ni raccourcir un absolu. L’absolu est définitif, parfait, exclusif. Poser l’absolu, c’est renoncer, sans recours, à toute explication, c’est mettre une borne à la science. 

 

La tentation est forte cependant. L’esprit conçoit fort bien l’absolu. Les plus jeunes enfants n’ont aucune peine à penser la droite infiniment déliée, infiniment longue, parfaitement continue et droite. Ils ne s’inquiètent nullement que rien de tel ne leur soit donné par leur perception de la Nature.

 

Il serait tellement beau que quelque chose de parfait, d’absolu, soit perceptible à nos sens. Nous pourrions, en quelque sorte, caresser le postulat d’Euclide. Mais ce rêve de géomètre serait aussi bien un épouvantable cauchemar. Il faudrait un temps infini, un temps doublement infini même, pour s’assurer que deux parallèles ne se coupent point.

 

Aussi est-ce peut-être notre chance de ne point avoir accès à l’infini, à l’absolu, à la perfection, par nos perceptions ni dans nos actes. Si notre pensée conçoit l’infini, l’absolu, la perfection, il s’en faut de très loin, d’infiniment loin, qu’elle-même y parvienne. Socrate a assez montré les contradictions, les paradoxes, les absurdités où conduisent les pensées absolues, même les plus séduisantes.

 

Telle est la condition humaine. Au fond de la caverne, l’homme ne voit que des ombres ; ombre de la perfection, ombre de l’absolu, ombre de l’infini, mais ombre aussi de l’existence, ombre de la vérité, ombre même de la réalité.

 

Platon, n’y tenant plus, s’est retourné. Il a cru découvrir la cause de l’ombre. N’a-t-il donc lui-même point compris l’enseignement de Socrate, qu’il nous rapporte pourtant entier ?

 

La réponse est dans le Sophiste. L’étranger domine le dialogue. Qui donc est cet étranger qui tranche, qui pose, qui décide ? Platon lui-même ? Platon ne s’est-il pas ainsi qualifié lui-même de divin ? Les réalités prendraient corps, si l’on peut dire, face à leurs images, les idées.

 

Mais quelles sont ces réalités constituées enfin de ce que nous devons imaginer et supposer ? Autant vouloir saisir l’eau ou le sable dans ses mains. Ces réalités ne sont qu’images elles-mêmes et images d’images aussi bien. Les enfants s’amusent à compter les reflets de deux miroirs qui se font face. Seule l’imperfection des surfaces et du parallélisme en limite le nombre.

 

Ainsi, je ne prétends nullement que les gravitons existent réellement. Non seulement j’ignore leur constitution, mais bien plus ils n’apportent aucune réponse au paradoxe de Descartes.

 

Ces corpuscules ne peuvent en aucune manière occuper l’Espace de manière totale et absolue. Leur mouvement incessant suppose le vide entre eux. Ainsi donc, l’étendue, le volume, que chacun d’eux occupe ne saurait se confondre avec l’espace qu’il occupe à un instant donné. C’est donc que le néant existerait là où aucun d’eux n’est dans cet instant. Car, l’espace que rien ne remplit ne peut être que le néant. Or, la pensée cartésienne, comme la pensée socratique, se refuse à donner l’existence au néant, suprême paradoxe de l’esprit, car l’idée de néant existe, on ne peut en douter.

 

Le vide absolu, le néant donc, ne gênait pas Aristote. C’est, à peu de choses près, le solde de son compte. Un lointain émule de ce philosophe se laissa aller à écrire : « le néant porte l’être en son cœur », mêlant dans un raccourci hallucinant l’idée, la chose, la perception et le sentiment. Voulant sortir des arcanes mortels du matérialisme dialectique, Sartre, l’existentialiste, donna ainsi existence, vie et pensée à la forme vide des relativistes, précipitant l’esprit au tréfonds de l’absurde. Provocation dira-t-on ! Sans doute, mais alors, où se cache l’esprit ? Où est la pensée ?

 

Les gravitons sont infimes devant les atomes, infimes bien davantage encore devant les galaxies. Et pourtant immense encore est l’espace qui les sépare. L’identité de l’existence et de l’espace ne peut s’accomplir qu’à l’infini ; par l’infiniment petit. C’est dire que ces infimes et d’ailleurs hypothétiques corpuscules ne nous approchent pas de la réalité. Il faut encore et toujours diviser pour remplir l’Espace. Le paradoxe de Descartes n’aurait de solution que dans l’infiniment petit. C’est le pendant statique du paradoxe de d’Alembert : le continu n’a pas d’action.

 


 

 

 

 

CHAPITRE II

 

La nature de l’éther

 

 

 

Les gravitons répandus dans l’Espace constituent un fluide. Pour fixer les idées, ce fluide sera appelé éther, selon la tradition. L’éther forme l’Espace au même titre que l’air forme l’atmosphère. Mais, il faut préciser que les gravitons se trouvent partout dans l’Espace, et en particulier entre les noyaux des atomes qui laissent entre eux des vides immenses. L’éther remplit l’Espace depuis le noyau des atomes jusqu’au-delà des plus lointains astres du ciel.

 

Dans la vision cartésienne, aucune réalité ne saurait atteindre à l’absolu. En ce sens, l’extension de l’éther est nécessairement limitée ; quelle est sa limite ? Qu’y a-t-il au-delà ? Ou encore, dans quoi baignent l’éther et notre Univers de galaxies ? Voilà des questions passionnantes, propres à étonner les foules, mais aucune réponse n’est nécessaire dans le cadre de la gravitation et de la lumière.

 

Cet éther ne peut nullement être un solide comme l’éther de Lorenz. L’éther est un fluide.

 

Les principes utilisés dans la Mécanique des fluides et dans la théorie cinétique des gaz seront considérés comme exacts. Il s’agit en particulier des principes de conservation de la masse et de l’énergie cinétique et du principe de Hamilton. En conséquence, les théorèmes de la quantité de mouvement et du moment cinétique s’appliquent. Bien que l’agitation brownienne des gravitons puisse avoir des caractéristiques statistiques variables dans le temps, du moins à très long terme, cet aspect ne sera pas examiné. C’est encore là, sans doute, une question du plus haut intérêt, mais aucune réponse n’est nécessaire dans l’immédiat. Il n’est donc pas attribué de température à l’éther.

 

En fait, les principes ne sont utilisés que pour calculer et prévoir des phénomènes, comme dans l’air et dans l’eau, mais ces phénomènes existent et sont, à quelques exceptions près, parfaitement connus dans l’air et dans l’eau. Ainsi, la plupart des explications proposées dans l’Espace ne dépendent nullement d’un jugement sur la valeur des principes et des théories mathématiques. Ces principes et ces théories sont appliqués sans restrictions à l’air et à l’eau.

 

Cependant, les équations de l’éther diffèrent sensiblement de celles des fluides comme l’air et l’eau. Les gravitons de l’éther sont animés d’un mouvement brownien comme dans les fluides que nous connaissons, mais ils ont aussi un moment cinétique stochastique qui se transmet transversalement lors des chocs entre gravitons. Leur énergie cinétique est donc composée des énergies cinétiques de translation et de rotation. Un moyen simple, mais artificiel il est vrai, de prendre en compte l’énergie cinétique de rotation consiste à doubler le terme représentant l’énergie cinétique de translation dans les équations classiques. Cette solution intuitive n’a pas été retenue. L’équation de Lagrange a été établie directement en coordonnées polaires, bien adaptées au cas des rotations axiales, en tenant compte des moments cinétiques de l’éther et des gravitons. On peut procéder ainsi pour les fluides classiques, mais on néglige toujours le terme relatif au moment cinétique des molécules du fluide. Les solutions des équations sont naturellement différentes des solutions classiques.

 

Avant d’aborder cet aspect mathématique, particulièrement impératif pour étudier la gravitation, l’analogie avec l’air conduit à des conséquences fondamentales. Dans un premier temps, les aspects qualitatifs de la théorie cinétique des gaz, vont être examinés.

 

L’éther, comme tout fluide, a une pression. C’est-à-dire que tout corps plongé dans l’éther est soumis à une action de cohésion provenant des chocs incessants des gravitons à leur surface. La matière étant pratiquement vide, cette pression ne s’exerce nullement à la surface des corps que nous percevons. Leur surface est une véritable passoire, pire, elle est quasi transparente pour les gravitons. Cette action ne se produit que sur le noyau des atomes et sur les particules qui les composent. L’éther est ainsi la cause de la cohésion des particules et des noyaux des atomes. Cette cohésion ne peut être stable que si la pression interne des noyaux est plus faible que la pression externe qui doit, en outre, équilibrer les répulsions électrostatiques. Nous verrons que les noyaux ont nécessairement la structure des bulles. En outre, leur charge est toujours positive, un certain nombre d’électrons étant toujours dans le nuage électronique qui entoure le noyau, nuage dont la nature sera précisée plus loin également. La cause de la dépression interne sera elle-même précisée lorsque sera abordée la gravitation. En fin de compte, la situation est l’inverse de celle de bulles de savon, en surpression interne, équilibrant à la fois la tension superficielle et la pression externe à la bulle.

 

La pression de l’éther est très certainement variable dans le temps et selon le lieu. En conséquence, l’éther peut être animé de mouvements d’ensemble, analogues aux vents de l’atmosphère.

 

En outre, la pression de l’éther, comme la pression de tous les fluides, peut aussi être l’objet de transitoires. L’éther peut donc transporter des ondes de pression.

 

La vitesse de propagation des ondes de l’éther est la moyenne quadratique des vitesses d’agitation des gravitons. Ces ondes sont des ondes longitudinales, comme dans tous les fluides.

 

Le moment cinétique des gravitons n’intervient pas dans la propagation longitudinale des ondes de l’éther. Mais, ce moment cinétique lui-même se transmet lors des chocs entre gravitons. En fait, dans le choc de deux gravitons, seule la composante de leur moment cinétique perpendiculaire à leur direction commune de déplacement peut se transmettre. La composante du moment cinétique perpendiculaire à la direction de propagation de l’onde se transmet lors de la propagation des trains d’ondes de l’éther. Comment se transmet le moment cinétique ? Lors du choc de deux gravitons, leur élasticité leur permet de s’aplatir. Leur aplatissement emmagasine de l’énergie qui est restituée élastiquement selon les lois cartésiennes des chocs. Ceci n’est pas nouveau. Mais l’écrasement élastique est désaxé et déformé lors du choc par les rotations propres des gravitons. Il n’est pas plan d’ailleurs. La déformation élastique emmagasine à la fois l’énergie cinétique linéaire et l’énergie cinétique angulaire qui sont restituées selon des lois analogues pour les vitesses et pour les rotations propres. Ces chocs élastiques complexes permettent d’assurer les six degrés de liberté des fluides à moment cinétique et les échanges entre énergies. C’est la condition d’application du principe de l’équipartition de l’énergie.

 

Les ondes de l’éther ont donc une propriété transversale qui se propage avec les ondes de pression : leur moment cinétique. 

 

Mais les gravitons étant de minuscules sphères élastiques, on conçoit que la propagation des ondes de pression puisse différer sensiblement des ondes des fluides réels constitués de molécules aux formes complexes. Ainsi, les ondes qui se forment à la surface de l’eau, lors de la chute d’une pierre, se propagent dans toutes les directions et forment des cercles concentriques.

 

Les choses ne se passent pas ainsi dans l’air. Le son est beaucoup plus directionnel. En mettant ses mains en entonnoir devant la bouche, on limite sensiblement la propagation à un cône. Mais, de multiples réflexions laissent l’impression que le son se propage également dans toutes les directions. Il suffit de se placer dans une salle anéchoïde pour constater qu’il n’en est rien. Dans de telles salles, les parois sont recouvertes d’une multitude de prismes absorbants en sorte que les réflexions du son se trouvent pratiquement éliminées. Ces salles n’ont pas d’écho, d’où leur nom. Dans ces conditions, on ne peut entendre une personne qui parle qu’en se plaçant en face d’elle. La propagation du son n’est nullement sphérique comme on a pu le croire pendant des millénaires.

 

Les molécules de l’air sont cependant relativement complexes, bien que très indépendantes les unes des autres. Le son se disperse inévitablement.

 

Dans l’éther, les gravitons sont de minuscules sphères élastiques. La propagation des ondes de pression doit donc avoir une dispersion extrêmement faible par rapport à celle de l’air. Ainsi, un train d’ondes émis par les mouvements d’un électron doit avoir une dimension transversale de l’ordre de grandeur de l’électron. Mais cette dimension doit se conserver sur des distances d'autant plus grandes que la forme des gravitons sera proche d’une sphère.

 

Envisageons à présent un électron effectuant un saut au-dessus de la surface du noyau. Il provoquera dans l’éther la formation d’un train d’ondes. Ce train d’ondes, il faut le redire, a la dimension transversale de l’électron. Sa longueur est liée à la durée du saut de l’électron.


 

 

 

 

CHAPITRE III

 

La matière

 

 

 

 

Les noyaux des atomes baignent dans l’éther, qu’ils se trouvent au centre même des astres ou dans les parties de l’Espace les plus dépourvues d’atomes. C’est un peu de la même manière que les gouttes d’eau innombrables d’un nuage baignent dans l’air. Bien plus, les gouttes d’eau ne peuvent pas exister en dehors de l’air.

 

De la même manière, les noyaux des atomes ne peuvent pas exister en dehors de l’éther. Dans l’éther raréfié, et a fortiori en dehors de l’éther, les noyaux des atomes se vaporisent en gravitons.

 

On sait que les gouttes d’eau ont une dimension stable fonction de la pression atmosphérique et de la température. De même les noyaux des atomes ont une dimension stable en fonction de la pression locale de l’éther et de leur constitution. Les noyaux des atomes ayant des composants divers, il y aura ainsi plusieurs types de noyaux d’atome stables. La pression de l’éther maintient la cohésion des noyaux des atomes en s’opposant essentiellement aux répulsions électrostatiques.

 

Les électrons ne peuvent en aucune manière tourner autour des noyaux des atomes. L’éther les ralentirait inévitablement et ils viendraient s’écraser sur le noyau, comme les satellites en perdition s’écrasent sur la Terre.

 

Les électrons ne peuvent donc qu’effectuer des sauts au-dessus de la surface du noyau. C’est ce qui donne le nuage observé autour des noyaux des atomes. Au passage, il faut noter que, dès qu’un électron a été éjecté de la surface du noyau et effectue un saut, les caractéristiques géométriques de la surface du noyau ont changé. Le noyau ne peut donc éjecter un second électron dans les mêmes conditions. Le saut d’un électron éjecté avant le retour du précédent aura nécessairement des caractéristiques différentes.

 

La pression de l’éther pouvant varier dans le temps, les dimensions stables des particules et des noyaux des atomes sont donc variables dans le temps. Ces variations ne sont sensibles que sur de longues durées. Ainsi, il est fort probable que ces dimensions stables aient été dans le passé fort différentes de ce qu’elles sont aujourd’hui aux alentours de notre Galaxie. La lumière que nous recevons des galaxies a donc été émise dans des conditions de stabilité des noyaux des atomes, qui peuvent différer notablement de celles qui caractérisent notre région de l’Espace aujourd’hui. Ces conditions doivent être d’autant plus différentes que ces galaxies sont plus éloignées.

 

Un autre type de variation de la pression de l’éther existe localement. Lorsque des noyaux d’atomes se déplacent dans l’éther, ils sont soumis à une surpression frontale.

 

Cette surpression est parfaitement symétrique dans les fluides parfaits, en sorte qu’il n’y a pas de traînée ; c’est le paradoxe de d’Alembert. On peut penser que l’éther n’est évidemment pas absolument parfait. Toutefois, on prendra comme hypothèse que la viscosité de l’éther est négligeable dans tous les phénomènes dont il est question ici. La stabilité, et donc la durée de vie des neutrons se déplaçant dans l’éther se trouvent donc augmentées comme le montre l’expérience.

 

Du fait même que l’éther est la cause de la stabilité des particules et des noyaux des atomes, ils ne peuvent en aucune manière dépasser la moyenne quadratique des vitesses d’agitation des gravitons qui constituent l’éther. En effet, au-delà de cette vitesse dans l’éther, aucun choc de gravitons ne pourrait exercer de pression sur la face des particules et des noyaux des atomes opposée au sens de déplacement.

 

Dès qu’un noyau se déplace dans l’éther, il apparaît, statistiquement, une réduction de la vitesse moyenne des gravitons venant frapper sa face arrière, exactement égale à l’augmentation qui apparaît à la face avant. La dépression et la surpression ainsi créées provoquent une traînée des noyaux des atomes dans l’éther. Elle résulte de la théorie cinétique des gaz, dont la théorie de la mécanique des fluides ne tient pas compte. Cette traînée est proportionnelle à la vitesse de déplacement des noyaux dans l’éther, puisque les vitesses moyennes des gravitons venant les heurter se trouvent modifiées exactement de la valeur de la vitesse du noyau dans l’éther.

 

En outre, dans le cas des vitesses élevées, la traînée d’ondes s’ajoute à la traînée engendrée par la dissymétrie de pression. Ces deux traînées augmentent avec la vitesse de la particule dans l’éther.

 

Les noyaux des atomes de la matière laissant entre eux des vides immenses, l’éther s’écoule à travers la matière plus facilement que l’eau à travers une passoire. Si la viscosité de l’éther est négligeable, alors l’action de l’éther sur les noyaux est indépendante de la position des noyaux dans le corps. Il n’y a pratiquement pas de perte de charge dans la traversée du corps. L’action de l’éther sur la matière ne résulte donc en aucune manière de la surface apparente du corps matériel, mais de la surface apparente de l’ensemble des noyaux qui le constituent. Cette action est donc proportionnelle au nombre d’atomes du corps et à la surface apparente moyenne des noyaux.

 

Un cas particulièrement intéressant est celui des noyaux ayant une structure de bulle ou de tore, plutôt que de gouttes pleines. Dans le cas des bulles et des tores, la surface apparente se trouve être proportionnelle à la masse du noyau. Il faut aussi, il est vrai, que l’épaisseur des bulles ou des tores soit la même pour tous les noyaux, ce qui n’est pas contradictoire avec l’identité de leurs constituants.

 

Si ces deux conditions sont remplies, alors l’action d’un courant d’éther sur un corps matériel est proportionnelle à la masse de ce corps.

 

La déformation des particules et noyaux d’atomes, quant à elle, dépend de leur vitesse dans l’éther. Aux vitesses faibles en comparaison de la vitesse de propagation des ondes de l’éther, les particules et noyaux d’atomes s’aplatissent sous l’effet symétrique de la pression. Aux grandes vitesses, l’aplatissement ne concerne que la face avant, la face arrière devenant de plus en plus oblongue avec l’élévation de la vitesse.

 

Ces déformations doivent modifier nécessairement les conditions d’éjection des électrons. Il en résulte que les longueurs d’ondes émises par des atomes qui se déplacent dans l’éther subissent une modification qui s’ajoute à l’effet Doppler-Fizeau. C’est ce que montrent les expériences d’Ives et Stilwell. Il en résulte une modification de la longueur des ondes émises dans le sens de déplacement des atomes et dans le sens contraire plus importantes que le seul effet Doppler-Fizeau. Les noyaux n’étant plus sphériques, il se produit aussi une modification des ondes émises transversalement à la direction de déplacement des atomes dans l’éther. Ce phénomène n’existe pas dans l’air.


 

 

 

 

 

 

 

DEUXIEME PARTIE

 

 

LA GRAVITATION


 

 

 

 

CHAPITRE I

 

Les équations des fluides à moments cinétiques

Les équations de l’éther

 


Les moments cinétiques des gravitons introduisent une modification fondamentale des équations de la mécanique de fluides. Le lecteur rebuté par les mathématiques pourra sauter au chapitre suivant qui comporte une synthèse des résultats du présent chapitre.

 

En premier lieu, on rappelle ici les équations de la mécanique des fluides parfaits.

 

1.    EQUATIONS DE LA MECANIQUE DES FLUIDES PARFAITS

     (Application à l’écoulement puits-tourbillon à un puits dans l’espace.)

NOTA : Dans ces équations, v est la vitesse du fluide en un point donné, p la pression, g la gravité, r la masse volumique. Dans la suite m est la viscosité.

 

1.1     Continuité

 

                                                              (1)

 

1.2     Equation d’Euler (fluide parfait) :

                                              (2)

 

1.3 Bernoulli (le long d’un filet fluide)

 

 

1.4 Conservation de l’énergie (Equation de Lagrange)

 

L’équation est identique à l’équation de Bernoulli, mais elle est valable dans toute la masse du fluide.

 

1.5 Application au puits-tourbillon.

 

Le théorème de Poincaré entraîne la formation d’un tourbillon concentré dans la zone équatoriale ainsi définie. De (1) on tire :

 

et de (2) :

               (4)

 

puis de l’équation de Bernoulli :

 

                     (5)

 

Les équations (3) et (4) donnent :

 

 

L’écoulement puits-tourbillon est irrotationnel dans les fluides parfaits. Ce genre d’écoulement dérive d’un potentiel. La pression s’annule pour la distance rc  telle que :

 

 

Cependant, cette résolution très classique donne une infinité de solutions. Il convient d’appliquer le principe de l’énergie minimum, conséquence du Principe de Hamilton, comme cela est couramment réalisé dans la théorie, très proche, de l’élasticité. Une seule solution est conforme à ce principe comme on le montre ci-après.

 

1.6 Application du principe l’énergie minimum.

 

Entre l’instant  - l'infini  relatif à l’écoulement à l’infini et l’instant tc où la pression s’annule, la variation d’énergie cinétique, représentant le travail des forces résultant de la pression, est représentée pour une particule fluide  dm par :

 

 

 

Sur un cercle de rayon r :   

 

 

k est le paramètre du débit, et sa valeur ne peut donc être une condition de l’énergie minimum. Il doit y avoir au moins une solution pour chaque valeur de k. La dérivation doit donc être faite par rapport à k’ :

 

 

Le minimum est obtenu pour              

 

2 CAS DES FLUIDES A MOMENTS CINETIQUES

Les équations de la mécanique des fluides ont été établies sur la base de plusieurs hypothèses fondamentales.

 

Il a été principalement supposé que les molécules, ou atomes, n’ont pas de moment cinétique. Ce n’est pas le cas des gravitons dans l’éther.

 

Chaque graviton est donc supposé avoir 6 degrés de liberté

 

2.1 Continuité

 

                                                              (1)

 

qui donne comme dans les fluides parfaits :

 

 

Cette relation est la loi des flux fluides. Elle exprime qu’en l’absence de condensations et d’évaporation le flux massique se conserve. Tant que le fluide peut-être considéré comme incompressible, le flux volumique se conserve également.

 

 

2.2 Théorème du moment cinétique.

 

Le théorème du moment cinétique pour un élément de volume dv = rdq ds avec
ds = dr dz, s’écrit :


 

I étant le moment d’inertie de l’élément de volume par rapport à l’axe perpendiculaire au plan de l’écoulement passant par l’origine des coordonnées cylindriques, W la vitesse angulaire locale de l’écoulement plan.

 

i est le moment d’inertie des composants du fluide par rapport à l’axe perpendiculaire au plan de l’écoulement passant par leur centre de gravité et w la vitesse de rotation des composants de l’élément de volume autour de cet axe, le produit de ces deux quantités étant sommés dans l’élément de volume.

 

Le moment cinétique principal peut se mettre sous une forme plus habituelle :

 


                

On peut donc écrire :

 



Les frottements seront négligés dans la suite. Dans le cas du puits-tourbillon cette dernière équation devient :

 

 

 

 


 

2.3 Principe d’équipartition.

 

L’équipartition de l’énergie dans l’éther a pour conséquence que la moyenne des moments cinétiques des gravitons n’est pas nulle. Dans les fluides à 6 degrés de liberté, comme l’éther, l’énergie cinétique de rotation qui apparaît en raison de la rotation de l’éther doit être compensée par un apport d’énergie qui ne peut provenir que des gravitons eux-mêmes. En l’absence de toute force extérieure, l’équipartition de l’énergie se ramène à l’égalité des variations instantanées des moments cinétiques :

 


soit :


L’équation du § 2.2 devient :

 


et donc :

 

          toujours avec :    

 

La pression s’annule pour la distance rc  telle que :

 

Il faut noter que si l’écoulement puits lui-même est toujours irrotationnel, l’écoulement tangentiel, le tourbillon, ne l’est pas. Les frottements devraient donc être pris en compte dans les équations. La solution exposée n’est donc valable que pour les vitesses tangentielles suffisamment faibles par rapport à la vitesse quadratique moyenne d’agitation des composants du fluide, c’est-à-dire par rapport à la célérité de la lumière.

 

Les fluides à moments cinétiques sont composés de particules dotées d’un moment cinétique brownien dont l’énergie de rotation correspondante est égale à l’énergie cinétique d’agitation. Dans ces fluides, la notion de température est exclue, et, puisque les frottements doivent être considérés comme négligeables aux vitesses extrêmement faibles envisagées, les échanges d’énergie que nécessitent les déplacements forcés se produisent par pompage ou apport d’énergie cinétique de rotation à l’énergie cinétique de rotation brownienne.

 

 

2.4  Application du principe de l’énergie minimum

 

Entre l’instant  - ¥  relatif à l’écoulement à l’infini et l’instant t, la variation d’énergie cinétique, représentant le travail des forces résultant de la pression, est représentée pour une particule fluide  dm par :

 

 

avec

 

 

k est le paramètre du débit, et sa valeur ne peut donc être une condition de l’énergie minimum. Il doit y avoir au moins une solution pour chaque valeur de k. La dérivation doit donc être faite par rapport à k’ :

 

 

Le minimum est obtenu pour              

 

Il n’existe donc qu’un seul écoulement puits-tourbillon conforme au principe de l’énergie minimale, mais il faut noter que cet écoulement dépend de rc , et donc de la manière dont s’établit le débit du puits, représenté par k. En particulier, l’écoulement puits seul est exclu n’étant pas stable.

 

 

3 Transfert d’énergie

 

Il faut noter qu’une particule fluide située à une distance r du puits, dans un fluide parfait, est animée de deux mouvements de rotation opposés : le premier dû à la rotation d’ensemble dans le tourbillon, le second dû à la variation de la vitesse tangentielle du tourbillon entre les extrémités de la particule fluide la plus proche et la plus éloignée du puits.

 

Or, dans le puits-tourbillon en fluide parfait, les vitesses angulaires de ces deux rotations sont égales et opposées :

 

                  

 

Il n’y a donc aucune rotation des particules du fluide. Toutefois, il en résulte une rotation différentielle de particules du fluide qui ne correspond pas au modèle classique puisque le Laplacien est nul et qu’en conséquence il n’y a pas de frottements au sens classique. Cet écoulement est dit irrotationnel. Par contre, il existe des frottements qualifiés de cinétiques car provenant de rotations relatives qui permettent d’ailleurs d’expliquer l’anomalie liée au soulèvement de la surface libre près de la bonde par rapport à la surface théorique obtenue en ne considérant pas les frottements cinétiques, donc dans ce cas, en l’absence de tout frottement. On peut noter au passage, que l’approche cinétique des frottements dans les fluides permet également d’expliquer le comportement des fluides dans leur écoulement autour d’un cylindre et le comportement de l’hélium superfluide dans un cylindre en rotation.

 

Par contre, dans l’écoulement puits-tourbillon en fluide à moments cinétiques, la vitesse angulaire de la rotation d’ensemble est l’opposé du double de celle de la rotation due à la variation de vitesse tangentielle :

                           

 

Il y a donc bien transfert d’énergie. Il en a été tenu compte dans les équations. Le processus de ce phénomène sera expliqué dans le cadre de la rotation des galaxies. Il permet une explication de la courbe non-képlérienne de leur rotation. Il est essentiel de noter que la loi de Newton n’est pas modifiée. Il s’agit d’une loi des flux fluides. Le débit du fluide est donné. La vitesse du fluide vers le puits en un point est donc inversement proportionnelle à la surface de la sphère centrée sur le puits et portant le point considéré.

 

Dans le cas des fluides à moments cinétiques, on peut avoir l’ordre de grandeur de l’énergie pompée dans l’énergie cinétique de rotation brownienne du fluide, en intégrant l’énergie cinétique de rotation de l’écart entre les deux vitesses de rotation ci-dessus depuis l’infini jusqu’à la distance R du puits :

 

 

l étant le nombre de gravitons par unité de volume, i le moment d’inertie du graviton et dz la hauteur de la zone considérée.

 


 

 

 

 

CHAPITRE II

 

La loi de Newton

 

 

 

 

L’introduction du moment cinétique des gravitons de l’éther dans les équations de la mécanique des fluides a conduit à deux résultats fondamentaux.

 

Dans les fluides parfaits, et d’ailleurs également dans les fluides réels, les vitesses tangentielles de l’écoulement puits-tourbillon varie en fonction de l’inverse de la distance au puits. De plus, il résulte du principe de Hamilton, qu’il n’existe qu’un seul tourbillon stable. En particulier, l’écoulement sans tourbillon, sans rotation, est instable.

 

Dans les fluides à moments cinétiques, les vitesses tangentielles de ce même type d’écoulements sont inversement proportionnelles à la racine carrée de la distance à l’axe de la bonde. De même, la mise en rotation est impérative.

 

Comment ne pas être profondément frappé par la ressemblance entre la photographie d’un cyclone, prise de l’Espace, et la photographie d’une galaxie ? Même apparence spirale. Même apparence du noyau. Dans un cas, il s’agit de nuages, dans l’autre d’étoiles en quantité inouïe.

 

Si l’on en croit les traités de la science actuelle, les cyclones sont dus à l’accélération de Coriolis qui résulte de la rotation de la Terre.

Or, tous les phénomènes tourbillonnaires n’ont pas le sens de rotation requis par les savants. En particulier, le sens de rotation des trombes est parfaitement aléatoire. De la même manière, les tourbillons d’aspiration d’eau qui se forment aux bondes des bassins n’ont nullement un sens de rotation déterminé dans chaque hémisphère. À telle enseigne qu’il est possible d’obtenir deux tourbillons de sens contraires à l’entrée d’une évacuation horizontale.

 

Chacun sait d’ailleurs que le détroit de Messine est agité de plusieurs tourbillons directs et rétrogrades. Sans doute, les tourbillons d’eau ne proviennent pas d’une condensation comme les trombes et les cyclones. Mais, la condensation et l’aspiration sont très comparables. D’ailleurs, à une distance suffisante de la zone de condensation, l’écoulement de l’air correspond à une aspiration. La théorie attribuant la rotation des cyclones à l’accélération de Coriolis n’explique pas la rotation des trombes, ni les tourbillons d’eau, qui sont des phénomènes semblables.

 

En réalité, la mise en rotation résulte du principe de Hamilton.

 

La démonstration a été faite dans le cas des écoulements puits. On peut penser trouver un résultat analogue dans le cas des condensations pures, mais la démonstration faite suffit si l’on prend soin de se placer assez loin des points où se produit la condensation.

 

Ainsi tous les écoulements tourbillonnaires reçoivent la même explication. Dans le cas des masses d’air très importantes comme celles mises en jeu dans un cyclone, l’accélération de Coriolis intervient dans la rupture de l’équilibre instable qui se produit au début de la condensation. La cause de la rupture d’équilibre agissant toujours de la même manière dans chacun des hémisphères, il n’est pas surprenant que les cyclones aient un sens de rotation déterminé dans chacun de ces hémisphères. Par contre, dans le cas des trombes et des tourbillons d’eau, les masses d’air et d’eau étant très faibles et les frottements considérables, l’accélération de Coriolis n’a aucun effet. Le sens de rotation est alors parfaitement aléatoire.

 

Si donc les tourbillons sont la seule forme stable des écoulements puits, qu’ils résultent d’une condensation ou d’une aspiration, la première idée qui vienne à l’esprit, est que les galaxies résultent aussi d’un tel écoulement. Rien ne pouvant disparaître, cet écoulement ne peut provenir que d’une condensation.

 

Les étoiles mêmes, étant isolées les unes des autres, ne remplissent pas les conditions qui feraient de leur ensemble un fluide. Si les étoiles se rapprochent du noyau dans leur mouvement, elles ne peuvent pas être elles-mêmes la cause de ce rapprochement et encore moins de leur mouvement.

 

Il faut pourtant qu’un fluide se condense pour justifier l’apparence des galaxies. Ce fluide, c’est l’éther même. Il faut penser que l’éther se condense dans les régions de l’Espace où se trouvent les galaxies. Par analogie avec ce qui se passe pour la vapeur d’eau dans l’atmosphère, l’éther doit se condenser sur les germes existants.

 

Or, les particules, composées de gravitons, sont tout à fait propres à remplir ce rôle.

 

La plus grande partie des particules se trouvant rassemblées dans les noyaux des atomes, c’est ainsi dans la matière même que les gravitons se condensent. Il y a évidemment un problème de langage, car les gravitons eux-mêmes sont de la matière ; j’entends ici que les gravitons se condensent sur les noyaux des atomes qui composent les corps que nous voyons.

 

Cependant, les noyaux des atomes n’occupent qu’une place infime. Ainsi, ceux qui se trouvent au centre des astres ont-ils pratiquement la même probabilité de condenser un graviton dans le même temps, que ceux qui se trouvent à la surface de ces astres, et qui seraient constitués du même nombre de germes, c’est-à-dire des mêmes particules. Mais les noyaux n’ont pas tous la même dimension. Le flux de condensation de l’éther dans un astre, ou dans un corps, dépend de la dimension et du nombre des atomes qui le composent. Or la condensation est un phénomène de surface. On peut donc dire que le flux de l’éther qui se condense dans un corps est proportionnel à la surface totale que les noyaux des atomes qui le composent présentent à l’éther. Les noyaux des atomes sont des bulles, comme nous l’avons vu. Le flux d’éther en condensation est donc proportionnel à la masse des atomes, c’est à dire, en fin de compte, à la masse des corps.

 

Les étoiles des galaxies autant que le Soleil et la Terre, condensent ainsi en permanence un certain flux d’éther, un certain nombre de gravitons. Chaque astre peut être considéré comme un puits de gravitons. En un point, la vitesse de ce flux d’éther, dirigé vers le centre d’un astre, est égale au rapport du débit du flux de gravitons à la surface de la sphère de même centre que l’astre et passant par le point considéré.

 

La vitesse de l’écoulement de l’éther en un point est donc inversement proportionnelle au carré de la distance du point au centre de l’astre. Un corps placé dans ce flux d’éther sera soumis à une action de la part de l’éther. Or, l’éther ne peut agir que sur ce qui existe dans le corps, c’est-à-dire sur les noyaux des atomes qui le composent. Que les noyaux soient devant ou derrière par rapport au sens d’écoulement de l’éther importe peu, la matière étant pratiquement vide. Que les noyaux des atomes de ce corps condensent eux-mêmes des gravitons n’a pas non plus la moindre influence sur l’effet du flux de l’éther, la condensation dans ce corps étant naturellement symétrique.

 

Nous avons vu, d’autre part, que l’action d’un écoulement d’éther sur un corps matériel est proportionnelle à la masse de ce corps et à la vitesse de cet écoulement.

 

Or, dans l’écoulement puits-tourbillon, la vitesse radiale de l’écoulement de l’éther est inversement proportionnelle au carré de la distance au centre du puits.

 

On retrouve ainsi la loi de Newton. Le point fondamental de l’explication est la nature pratiquement vide de la matière.

 

Cependant, il ne s’agit nullement d’une loi universelle et absolue, mais seulement d’un état de fait localisé. Ce n’est que dans les parties de l’Espace où nous voyons des galaxies que se produit la condensation en raison d’une pression suffisante de l’éther. Il est ainsi fort possible que dans d’autres régions de l’Espace, il ne se produise aucune condensation, et bien plus il peut se faire aussi qu’il se produise, dans certaines parties, de véritables évaporations. C’est ce qui pourrait se passer dans les régions où l’on constate des effets de lentilles gravitationnelles sans observer la moindre masse visible, pas même dans les rayonnements de longueurs d’ondes supérieures et inférieures aux visibles. Cette évaporation jouerait exactement le rôle d’une masse négative qui correspond à une des explications proposées par quelques astronomes.

 

Il faut ajouter que la condensation des gravitons dans les corps, conduit à un grossissement progressif des noyaux des atomes. La lumière qui nous parvient des étoiles a donc été émise par des atomes qui n’avaient aucune raison d’avoir exactement la même dimension que des atomes identiques que l’on trouve sur la Terre au moment de l’observation. Pour peu que la dimension des atomes ait une influence sur les longueurs d’onde émises, on aurait là une explication parfaitement évidente de l’effet Hubble. Mais nous n’en sommes encore qu’à la chute des corps.

 

Si une pierre tombe, ce n’est ainsi nullement par l’effet magique de je ne sais quelle attraction inhérente aux choses, sans qu’on sache bien quelles choses. Il s’agit seulement de l’effet de l’écoulement d’un fluide. L’éther pousse les corps vers la Terre comme le vent entraîne les feuilles qui tombent des arbres et comme le torrent charrie les galets qui encombrent son lit.

 

Enfin, cette condensation se produit également à l’intérieur des bulles que constituent les noyaux des atomes. La baisse de pression extérieure qui résulte de la condensation de l’éther dans la matière peut-être compensée par l’apport de l’évaporation qui se produit probablement dans les régions éloignées de l’Espace. Par contre, la baisse pression interne de l’éther confiné dans les noyaux des atomes ne peut être compensée, ce qui doit maintenir cette pression en dessous de la pression extérieure et permettre ainsi la stabilité des noyaux, compte tenu des répulsions électrostatiques.

 

Lors des fissions ou fusions nucléaires, la dépression interne disparaît puisque la surface des noyaux doit être rompue. Toutefois, si la condensation de l’éther confiné se produit assez rapidement, l’équilibre peut être retrouvé rapidement. Il est d’ailleurs probable que la condensation intérieure cesse dès cet instant, la pression intérieure étant dès lors trop faible.

 

Quant à l’absorption et l’expulsion d’électrons, on peut penser, comme on le voit pour les bulles de savons, qu’elles se produisent sans mettre en cause la stabilité des noyaux. On pourrait d’ailleurs penser qu’il en est de même lors des fusions et des fissions ou du moins que la rupture de la surface est suffisamment rapide pour qu’une part de la dépression interne au moins soit maintenue. Un phénomène comparable existe pour les bulles de savon qui peuvent se briser et former deux bulles plus petites.

 

La condensation de l’éther dans les particules conduit à un grossissement progressif de ces particules, donc des noyaux des atomes et très probablement de tous les corps y compris les astres eux-mêmes. Il semble que les planètes comportent un noyau beaucoup plus dense que les zones périphériques. Ce noyau des planètes doit grossir plus vite que la zone moins dense. La surface des planètes solides doit donc se fracturer et l’excédent du grossissement du noyau doit provoquer un écoulement de cet excès à la surface. C’est là l’explication des tremblements de Terre et des éruptions magmatiques, qu’il s’agisse des massifs granitiques ou des volcans.


 

 

 

 

CHAPITRE III

 

La rotation des galaxies

 

 

 

 

L’éther est en condensation dans les astres des galaxies. En vertu du principe de Hamilton, cette condensation doit prendre la forme d’un puits-tourbillon. Ici intervient cependant une première différence notable avec les cyclones. Ces derniers sont pratiquement des phénomènes à deux dimensions alors que la condensation dans les galaxies se produit dans trois dimensions.

 

Or, il se trouve que Poincaré s’est intéressé à des phénomènes de condensation dans les fluides animés d’une rotation. L’éther se trouve dans des conditions très semblables lors de sa condensation dans les astres. La rotation envisagée par Poincaré était uniforme, aussi le résultat de ses démonstrations ne peut-il être appliqué à l’Espace que localement, par tranches. Le résultat peut s’énoncer sous la forme d’un théorème :

 

« Une masse fluide, préalablement sphérique, en condensation et animée d’un mouvement de rotation d’ensemble, prend une forme d’autant plus aplatie que la vitesse de rotation est élevée ».

 

En vertu du principe de Hamilton, le flux de condensation des astres doit s’enrouler en tourbillon. En vertu du théorème de Poincaré, ce tourbillon doit avoir tendance à se concentrer dans un plan. Cet effet sera d’autant plus sensible que l’on sera plus proche des astres, la rotation du tourbillon étant accélérée. Par raison de symétrie, le plan de concentration du tourbillon contiendra le centre de l’astre : c’est le plan équatorial de l’astre ou le plan principal de la galaxie.

 

Les lois de Kepler ne peuvent donc être valables que pour les trajectoires contenues dans le tourbillon équatorial des astres et des galaxies. Dans cette zone, la loi des vitesses tangentielles dans l’éther, en 1/Ör s’applique. Ce sont les conditions que nous avons examinées jusqu’ici. Pour le Soleil, la répartition zonale des comètes et des astéroïdes montre que l’inclinaison maximale du plan des trajectoires entièrement parcourue en bon accord avec les lois de Kepler ne dépasse pas 8 degrés de part et d’autre du plan équatorial. Cette répartition est exposée au chapitre suivant.

 

Mais les lois de Kepler ont une autre limitation spectaculaire dans le plan principal des galaxies et dans le plan équatorial des astres.

 

Une des conclusions tirées des équations de l’éther est que, dans un écoulement puits-tourbillon, l’éther, fluide à moments cinétiques, la vitesse angulaire de la rotation d’ensemble du fluide est l’opposé du double de celle de la rotation due à la variation de vitesse tangentielle.

 

Les gravitons ont 6 degrés de liberté, les trois directions de l’espace pour les vitesses et les trois axes pour les rotations sur eux-mêmes. Lors du choc de deux gravitons, il se produit simultanément, en fonction de l’angle de collision, des transferts de quantité de mouvement et de moment cinétique. Dans un éther immobile, un équilibre s’établit avec équipartition des énergies entre les degrés de liberté. Dans les tourbillons de l’éther, une vitesse moyenne tangentielle et le moment cinétique correspondant provoquent une sorte de translation de l’équilibre. Les degrés de liberté sont réduits d’une unité. La loi des vitesses tangentielles en 1/Ör entraîne une inégalité des vitesses moyennes de rencontre dans la direction de la rotation. La différence de vitesse tangentielle locale correspond à un moment qui se transmet lors les chocs des gravitons entre eux. Il en résulte une mise en rotation qui doit être compensée. Elle ne peut être compensée que par pompage du moment cinétique propre des gravitons dans leur agitation dans l’éther.

 

Il en résulte une diminution progressive de la projection sur l’axe du tourbillon du moment cinétique propre des gravitons au fur et à mesure qu’ils s’approchent du puits central, centre de la galaxie ou de l’astre. La distance d’annulation du moment cinétique propre peut être déduite des calculs du chapitre précédent.

 

Dès lors, il n’y a pas d’autres sources d’énergie que la vitesse des gravitons elle-même. La vitesse tangentielle ne peut plus s’accroître. Elle reste constante. On peut comprendre ce phénomène en examinant les chocs des gravitons du tourbillon. S’il n’y a plus de possibilité de transmettre un moment cinétique, les collisions se ramènent au cas de la théorie cinétique des gaz. Les gravitons qui circulent le plus à l’intérieur, venant percuter des gravitons plus lents, verront leur vitesse réduite. L’équilibre se fera à vitesse de l’éther constante, donc sans échange d’énergie entre les gravitons, d’un point de vue statistique.

 

Il peut arriver que l’éther retrouve les conditions de vitesse des tourbillons en fluide parfait, qui se caractérisent par une loi en 1/r et une absence de vitesse de rotation différentielle dans l’éther. C’est ce qui pourrait expliquer que la courbe des vitesses tangentielles des galaxies remonte, parfois fortement, à proximité immédiate du centre. Ensuite, le nombre d’astres situés plus près du centre diminue et la courbe redescend. On a pu observer une rotation solide dans cette partie. Un tel phénomène se produit dans l’eau et résulte des frottements. Il est possible qu’il en soit de même dans les galaxies en raison des vitesses très élevées des gravitons.

 

Le Soleil se trouve dans une zone où la vitesse décroît légèrement vers le centre de la Galaxie. Le moment cinétique des gravitons, dans la direction perpendiculaire au cône centré sur le centre de la Galaxie et contenant le Soleil, doit donc encore être nul.

 

Il n’est nullement nécessaire de supposer l’existence de masses manquantes. La masse visible estimée des étoiles ne constitue qu’une partie de la masse des galaxies, le reste se trouvant en leur centre. Le fait que la vitesse tangentielle soit constante dans une large zone résulte du pompage de l’énergie cinétique des gravitons par la rotation des tourbillons.

 

La loi de Newton reste en partie applicable, puisqu’elle est relative à la condensation de l’éther. Or le débit de condensation s’établit en fonction de la pression disponible. Une fois établi, le débit reste constant en raison du principe de conservation de la masse. La pesanteur d’un corps est la composante verticale de l’action de l’éther en condensation dans les astres. Elle est donc toujours inversement proportionnelle au carré de la distance au centre de l’astre. Mais, rien n’impose que la condensation de l’éther reste toujours identique. Son intensité peut changer selon le lieu et varier avec le temps.

 

Par contre, la vitesse de rotation des astres est un phénomène complexe et n’est pas toujours conforme aux lois de Kepler, comme nous venons de le voir. C’est dans une zone des galaxies où ces lois ne s’appliquent pas que se trouvent les étoiles. Il en résulte que l’équilibre entre l’action radiale de l’éther et l’accélération centrifuge due à la rotation n’est plus assuré, c’est-à-dire que les trajectoires des étoiles ne sont pas stables. Puisque la vitesse tangentielle ne devient képlérienne qu’au-delà des étoiles les plus éloignées de l’axe des galaxies, elles tournent autour de cet axe moins vite qu’elles ne devraient tourner et l’accélération centrifuge est donc plus faible que dans un mouvement képlérien. Les étoiles doivent donc se rapprocher progressivement du centre des galaxies.

 

L’application des lois de Kepler de manière absolue a conduit à imaginer la masse manquante ou masse noire des galaxies. Il apparaît que ces lois ne sont vérifiées que dans des circonstances exceptionnelles. D’une part, dans le plan équatorial des astres et d’autre part à une distance suffisante de l’axe de l’astre. Dans les galaxies, elles ne peuvent être vérifiées qu’à des distances considérables de l’axe des galaxies alors que l’on ne peut observer aucun corps ou gaz qui permettrait de s’en assurer. Les lois de Kepler ne s’appliquent que dans le cas particulier où les phénomènes liés au moment cinétique n’ont pas d’influence sur la loi des vitesses tangentielles des tourbillons de l’éther. Ce cas particulier est exceptionnel. Ces lois ne s’appliquent pas à la rotation des galaxies.

 

La gravitation n’est nullement un phénomène absolu ou magique qui échapperait au changement qui affecte toutes choses en cet univers.


 

 

 

 

CHAPITRE IV

 

Le système solaire

 

 

 

 

Le tourbillon d’un astre doit entraîner en rotation l’astre lui-même. Or, la rotation des astres sur eux-mêmes restait inexpliquée. Cependant, les astres ne tournent pas à la vitesse képlérienne à leur surface. Leur vitesse de rotation est toujours relativement faible.

 

Le tourbillon équatorial est un étroit pinceau. Or, en dehors de ce tourbillon, l’éther est encore en condensation vers le centre de l’astre en sorte que le principe de Hamilton s’applique toujours. En dehors du tourbillon équatorial, l’éther doit encore se mettre en rotation. Il y a donc des tourbillons tropicaux de chaque côté du tourbillon équatorial. Le sens de rotation du tourbillon équatorial d’un astre comme le Soleil est déterminé par le sens de rotation de la galaxie qui le contient, par effet Coriolis. Cet effet n’est pas la cause de la rotation des tourbillons, mais il détermine le sens de rotation dès que les masses fluides sont importantes. Le tourbillon équatorial provoque des zones tourbillonnaires sur chacune de ces faces. Le sens de rotation des deux contre-tourbillons tropicaux situés de part et d’autre du tourbillon équatorial est déterminé par les rotations transversales des zones intermédiaires. Les contre-tourbillons tropicaux doivent donc être rétrogrades par rapport au tourbillon équatorial. Dans ce cas, l’effet Coriolis est plus faible que l’entraînement tourbillonnaire.

 

Ce phénomène d’alternance se reproduit jusqu’aux pôles de l’astre. En sorte que la vitesse de rotation de l’astre est la résultante des actions de l’ensemble des tourbillons alternés. Le tourbillon équatorial bénéficiant du plus grand bras de levier, le moment de son action sera généralement décisif pour le sens de rotation de l’astre sur lui-même.

 

Il apparaît ainsi que les astres gazeux ne peuvent pas avoir une vitesse de rotation uniforme. C’est en particulier le cas du Soleil et des planètes gazeuses. Il s’agit d’un autre phénomène totalement inexpliqué jusqu’ici.

 

Ces structures alternées permettent d’expliquer l’apparence zonale de toutes les planètes gazeuses. Les planètes gazeuses mettent en évidence le caractère zonal de la gravitation.

 

La Terre est en grande partie recouverte d’océans. Mais, les continents constituent des barrières Nord-Sud très étendues qui empêchent la formation des zones. Les courants marins ne donnent pas l’impression de résulter d’un phénomène global. Il y a une exception. Le courant circumpolaire antarctique est d’un seul tenant. Il ne peut en aucune manière être expliqué par des variations de température ou de salinité. Les spécialistes se sont concentrés sur le Gulf Stream. Ce courant conditionne le climat de l’Europe occidentale. Les explications thermiques ou salines sont purement dédiées. On ne voit pas pourquoi les courants similaires dans le Pacifique devraient avoir une autre explication. Au demeurant, ces explications ne peuvent en aucune manière s’appliquer au courant antarctique. Il est la trace du tourbillon antarctique de l’éther autour de la Terre.

 

L’origine de ces courants marins a pour conséquence qu’ils ne peuvent nullement disparaître pour des raisons climatiques.

 

Le Soleil et ses planètes ont des tourbillons. Or, les trajectoires des planètes se trouvent dans des plans très proches du plan équatorial du Soleil. Elles sont donc dans le tourbillon équatorial du Soleil. Un tourbillon est la composition d’un écoulement puits, dont résulte la loi de Newton, et d’un écoulement circulaire. Les planètes sont ainsi soumises à une action dirigée vers le Soleil de la part des gravitons de l’éther. À cette action s’oppose l’accélération centrifuge due à leur rotation autour du Soleil.

 

Or, les planètes tournent autour du Soleil dans le sens de la rotation du Soleil sur lui-même, donc dans le sens du tourbillon équatorial. Le mouvement d’un astre autour d’un autre ne peut être képlérien que dans le tourbillon équatorial de cet astre.

 

C’est le cas de toutes les planètes et de la plupart des astéroïdes. C’est le cas de la Lune et de la grande majorité des satellites des planètes. C’est le cas de la plupart des comètes. Les satellites, les astéroïdes et les comètes qui ne sont pas dans ces conditions ont des mouvements, aujourd’hui encore, très mal connus.

 

Pour ces satellites, ces astéroïdes et ces comètes, il faut tenir compte du mouvement réel par rapport à l’éther. En particulier, les satellites artificiels dont les trajectoires sont trop inclinées sur l’écliptique, doivent présenter des irrégularités dans leur mouvement, dues à la traversée du tourbillon et à la composition de leur vitesse avec celle de l’éther en dehors du tourbillon. Pour l’instant, on sait que les satellites ont parfois des mouvements assez irréguliers. On tente actuellement d’expliquer ces irrégularités par des anomalies de la densité de la Terre.

 

L’histogramme des inclinaisons des comètes rapportées au plan équatorial du Soleil, montre que les comètes elliptiques directes ne sont pas réparties au hasard, mais dans des zones. Les comètes rétrogrades sont dans les lacunes. Les trajectoires étant pratiquement planes, les comètes traversent d’autant plus de zones, des cônes en fait, que le plan de leur orbite est incliné sur le plan équatorial du Soleil. Le phénomène n’est observable que jusqu’au environ de 30° d’inclinaison.

 

Il n’y a pratiquement pas de comètes et aucun astéroïde ni planète dans le voisinage du plan équatorial du Soleil jusqu’à une inclinaison de 3°.

 

Je n’explique pas cette lacune.

 

Les deux seules comètes elliptiques rétrogrades d’inclinaison inférieure à 25° se trouvent très précisément dans la première lacune à 12°, Temple-Tuttle, et dans la troisième lacune à 24°, Halley. Il n’y a rien dans la seconde lacune à 19°.

 

Ce phénomène est également vérifié pour les comètes paraboliques et pour les astéroïdes. Il n’y a pas d’astéroïdes rétrogrades de faible inclinaison.

 

Nous verrons, lors de l’étude de la polarisation de la couche coronale K du Soleil, que les lois de Kepler ne sont plus valables à la distance du Soleil où se trouve cette couche. Ceci est dû au pompage énergétique du tourbillon du Soleil dans l’éther, comme dans les galaxies. Les ordres de grandeur de la sommation, dans le tourbillon solaire, du moment cinétique jusqu’à la distance de la couche K à l’axe du Soleil est du même ordre de grandeur que la sommation, dans la Galaxie, du moment cinétique jusqu’à la distance du Soleil à l’axe de la Galaxie.

 

Ce phénomène s’étend bien au-delà de la couche K. Il en va de même pour le pompage cinétique, en sorte que le mouvement des planètes les plus proches du Soleil doit être perturbé. Un phénomène analogue se produit pour les satellites naturels les plus proches de leur planète. C’est le cas de Mercure pour le Soleil et de Phobos pour Mars.

 

Or la physique actuelle ne permet pas de ramener l’ensemble de ces anomalies à une seule cause. Elle n’a pas d’explication pour Phobos.

 

Les vitesses tangentielles de l’éther dans les puits-tourbillons sont celles des astres qu’ils entraînent en rotation. Les vitesses radiales, dont l’action correspond à la loi de Newton, peuvent être estimées à partir des mesures de Miller dont il sera question plus loin. La vitesse radiale du flux de condensation de l’éther dans le Soleil est de
2 km/s environ au niveau de la Terre. Cette vitesse est de 40
mm/s pour la Galaxie au niveau du Soleil. La vitesse radiale de condensation de l’éther dans la Terre dépasse 3500 km/s à sa surface.

 

La Terre, comme les autres planètes, est entraînée par l’éther dans le tourbillon du Soleil. Les vitesses tangentielles de la Terre et de l’éther étant égales, il n’y a pas de déplacement relatif de l’éther et de la Terre. C’est ce que montre l’expérience de Michelson.

 

Mais des mesures plus précises et surtout des mesures sur une durée de plusieurs mois, réalisées par Miller, montrent un mouvement relatif de la Terre et de l’éther. Ce mouvement est sans rapport avec celui qui résulterait de la seule rotation de la Terre autour du Soleil dans un éther qui serait fixe. La vitesse relative mesurée varie au cours de l’année et la moyenne est de 7.4 km/s. Or, cette vitesse correspond à la différence entre la vitesse képlérienne à la surface de la Terre (7.9 km/s) et de la vitesse de rotation de la Terre (0.49 km/s), ces deux vitesses étant calculées à l’équateur.

 

La variation est de + ou - 2 km/s autour de la moyenne. Cette variation diurne correspond à la vitesse radiale du puits-tourbillon du Soleil. Les extrema constatés par Miller se produisent à 6 heures et 18 heures solaires lorsque, justement, le plan de l’interféromètre de Michelson est parallèle à la direction Terre-Soleil.

 

Ce vent d’éther à la surface de la Terre est la cause de l’anisotropie de l’Espace constatée par Allais avec ses pendules de Foucault à rotule, ses fameux pendules paraconiques.

 

L’anomalie d’orientation des pendules paraconiques lors des éclipses de Soleil montrerait que l’interposition de la Lune entre le Soleil et la Terre, peut modifier l’écoulement de l’éther en condensation dans le Soleil.

 

Ces phénomènes sont très faibles devant le vent d’éther vertical dû à la condensation de l’éther dans la Terre. Le pendule de Foucault ne peut donc être entraîné en rotation par la composante horizontale de la vitesse au sol de l’éther. Les perturbations dues à la suspension et aux frottements dans l’air sont de beaucoup plus importantes. C’est d’ailleurs tout l’intérêt du pendule paraconique. Allais a pratiquement éliminé les problèmes de la suspension et réduit au minimum les frottements dans l’air. En plus, le mode d’utilisation du pendule a une sorte d’effet de levier sur l’influence des autres perturbations qu’il s’agissait de détecter.

 

Un siècle auparavant, 1890, Eötvös et Zeemann avaient réalisé un pendule de torsion vertical oscillant sous l’effet de la gravitation de la Terre et de l’accélération centrifuge due à sa rotation. Ils n’ont pu mettre en évidence aucun écart. Ce résultat est en apparence contraire aux résultats obtenus par Allais. Il n’en est rien. Le pendule d’Eötvös et Zeemann est un pendule de torsion. Il est donc symétrique et ne peut en aucune manière mettre en évidence un phénomène transversal qui a la même action sur les deux sphères. De plus, ce dispositif ne peut pas non plus mettre en évidence la nature quantifiée de la gravitation, c'est-à-dire l’action des gravitons. Le nombre de chocs par seconde des gravitons sur les noyaux des atomes doit être considérable et il faudrait un dispositif de beaucoup plus précis.


 

 

 

 

CHAPITRE V

 

Le pompage galactique et équatorial

du moment cinétique

 

 

 

 

Quelle que soit la région de la zone équatoriale des astres et des galaxies que l’on considère, la loi des vitesses tangentielles de l’éther présente une particularité remarquable.

 

Dans le modèle des puits-tourbillons en fluide parfait utilisé en mécanique des fluides, la loi des vitesses tangentielles du fluide est telle que la vitesse de rotation autour du centre du puits est strictement égale à la vitesse de rotation résultant de l’écart de vitesses tangentielles des particules fluides. En sorte que les particules fluides ne tournent pas sur elles-mêmes lors de leur rotation dans l’écoulement puits-tourbillon. Cette propriété est la conséquence directe de la loi des vitesses en 1/r qui caractérise ces écoulements.

 

Il ne peut en aller de même dans l’éther où la vitesse tangentielle des écoulements est soit constante soit en 1/Ör. Indépendamment de la forme générale de l’écoulement qui a été examinée plus haut. Il en résulte que toute particule plongée dans l’éther dans la zone équatoriale des astres et des galaxies sera soumise à un moment qui viendra réduire voire annuler la composante de leur moment cinétique propre dans la direction de l’axe de l’astre ou de la galaxie.

 

Ce phénomène est le pompage galactique ou pompage équatorial selon qu’il s’agit des galaxies ou des astres comme le Soleil.

 

Or, la couche coronale K du Soleil est justement constituée d’électrons. La lumière réfléchie par ces électrons doit donc être polarisée dans la direction de l’axe de la Galaxie. Ce phénomène ne peut s’observer que lorsque la lumière réfléchie par la couche coronale K est observée dans le plan de la Galaxie. Cette condition est remplie actuellement aux alentours des solstices d’hiver et d’été. Le phénomène a effectivement été mis en évidence avec un tube à diaphragmes instrumenté.

 

Il faut noter que l’ordre de grandeur du pompage cinétique au niveau de la couche K du Soleil est du même ordre de grandeur pour le tourbillon du Soleil que pour celui de la Galaxie, en sorte que la polarisation de la couche K due au Soleil et observable toute l’année, résulte non pas du champ magnétique du Soleil, mais du pompage du moment cinétique dans le tourbillon solaire. Un champ magnétique n’a jamais d’action directe sur la lumière. La polarisation résulte toujours de l’action d’un champ sur un milieu qui lui-même modifie le comportement de la lumière.

 

Enfin, les étoiles observées dans le plan équatorial de la Galaxie nous envoient une lumière polarisée. Ce phénomène pourrait être une conséquence indirecte du pompage galactique. Les moments cinétiques des particules qui se trouvent dans le plan de la Galaxie se trouvent annulés ou du moins réduits. Les ondes qui passent inévitablement au milieu de ces particules ont elles-mêmes un moment cinétique transmis par les gravitons. C’est à son tour ce moment qui est pompé par les particules de l’Espace. Ce phénomène devrait donc être progressif comme cela a d’ailleurs été constaté.


 

 

 

 

 

 

 

TROISIÈME PARTIE

 

 

 

LA LUMIÈRE


 

 

 

 

CHAPITRE I

 

Les ondes de l’éther

 

 

 

 

Ce nouvel éther est en rupture complète avec l’éther de Lorentz, un solide élastique conçu à la fin du XIXe siècle. Plus proche d’un fluide, il s’en distingue par cette propriété transversale que constitue le moment cinétique des corpuscules qui le constituent.

 

Une porte s’ouvre sur les interactions de cet éther et de la matière en mouvement, ce qui ramène inévitablement à Descartes, le seul à avoir associé la lumière et la gravitation dans un seul milieu. La gravitation est comme un vent et la lumière comme les ondes de ce milieu.

 

Il faut concevoir que la polarisation de la lumière est elle-même un phénomène très différent de ce que l’on pensait. La polarisation de la lumière est un phénomène lié au moment cinétique des corpuscules de l’éther, les gravitons. Or, il se trouve justement que les moments cinétiques transversaux peuvent se transmettre lors la collision de deux corpuscules. On a ainsi une vision assez nouvelle de la nature transversale de la lumière, puisque aussi bien sa propagation associe une vibration longitudinale à la transmission d’un moment cinétique transversal.

 

Les ondes de l’éther ont toutes les propriétés de la lumière et des ondes dites électromagnétiques.

 

Voilà un train d’ondes émis par le saut d’un électron éjecté du noyau d’un atome qu’il rejoint bientôt par attraction électrostatique du noyau.

 

Ce train d’ondes se propage dans l’éther selon le principe de Fermat. Si l’éther n’est animé d’aucun mouvement, on ne voit pas pourquoi le train d’onde n’irait pas en ligne droite. Il se propage à la vitesse quadratique moyenne des gravitons de l’éther. Que le train d’ondes pénètre à présent dans un corps transparent, il se propagera encore, mais à une vitesse différente ; la présence de noyaux d’atomes augmente la densité apparente de l’éther et modifie donc la vitesse quadratique moyenne d’agitation des gravitons. La déviation subie au passage est donc conforme aux lois de Descartes. Que vienne un miroir, le train d’ondes s’y réfléchit comme la lumière, puisque c’est justement dans le cas de l’éther que ces phénomènes ont été d’abord expliqués. Un orifice se présente ensuite et le voilà dispersé comme la houle au goulet de la rade.

 

Enlevons l’orifice et plaçons sur son chemin un spectromètre immobile dans l’éther calme. Repérons soigneusement la position de la raie du train d’ondes. Déplaçons à présent l’appareil vers l’atome émetteur à une vitesse constante. Notre spectromètre rencontre les ondes du train d’ondes, dans le même ordre bien sûr, mais à des intervalles de temps plus courts puisqu’il avance vers ces ondes. La raie ne sera plus à la même place. Le déplacement de la raie a lieu dans l’autre sens si le spectromètre s’éloigne de l’atome émetteur au lieu de se rapprocher. C’est l’effet Doppler-Fizeau.

 

Si le noyau de l’atome se déplace à une vitesse non négligeable par rapport à la célérité des ondes, on observe un décalage supplémentaire de la raie. C’est l’effet Ives et Stilwell que nous avons attribué à la déformation du noyau en mouvement dans l’éther. Il y a aussi un décalage des raies émises transversalement à la direction de déplacement des atomes. Cet effet transversal résulte de la déformation des noyaux des atomes en mouvement dans l’éther.

 

Retirons notre bel appareil et mettons à présent une fente étroite suivie de deux fentes parallèles à la première dans le trajet des ondes émises par les atomes d’un corps. Avec quelques précautions décrites dans tous les livres, on produit ainsi des interférences sur un écran à l’aval des fentes.

 

Mais, à présent, limitons le nombre de trains d’ondes émis par notre corps en sorte qu’un seul parvienne à la fois à la première fente. Chaque train d’onde est dispersé par la première fente, puis par les deux autres qui forment donc deux sources de trains d’ondes qui vont d’interférer sur une plaque CCD. Après quelques courts instants on voit apparaître les raies bien visibles. C’est évidemment ce que l’on observe avec la lumière.

 

Enlevons ces gadgets et plaçons une cellule photoélectrique sur le trajet de nos trains d’ondes. Leur longueur d’ondes est déterminée par les paramètres des sauts des électrons émetteurs. Leur dimension transversale est celle des électrons et reste pratiquement inchangée dans leur parcours. Leur énergie est inversement proportionnelle à leur longueur d’onde. Chaque train d’onde ne peut ainsi éjecter qu’un électron et la vitesse d’éjection ne dépend que de l’énergie du train d’ondes. Par contre, le nombre d’électrons éjectés dépend bien sûr du nombre de trains d’ondes absorbées. Les ondes de l’éther ont un effet photoélectrique conforme aux expériences réalisées avec la lumière. Il en va de même pour l’effet Compton. Si toute l’énergie n’est pas absorbée par l’éjection d’un électron, il reste un train d’ondes d’énergie réduite.

 

Bien sûr, les ondes de l’éther exercent une pression d’ondes comme le son dans l’air et comme les vagues de la mer.

 

Si, à présent, notre train d’onde pénètre dans un corps transparent, sa célérité se trouve, pendant un très court instant, plus élevée que la célérité des ondes de l’éther dans le corps et il se produit une onde de choc comme dans tous les fluides. C’est l’effet Cherenkov pour la lumière.


 

 

 

 

CHAPITRE II

 

La polarisation de la lumière

 

 

 

 

Dans leur mouvement d’agitation brownienne et leur rotation propre stochastique, les gravitons se transmettent simultanément leur quantité de mouvement et la composante transversale de leur moment cinétique. De la même manière, la quantité de mouvement et le moment cinétique d’un électron se transmettent aux gravitons de l’éther. Lors de leur mouvement, les électrons provoquent des trains d’ondes dans l’éther, comme les corps en mouvement en provoquent dans l’air. L’éther propage longitudinalement une variation de quantité de mouvement et un moment cinétique. Une onde longitudinale de l’éther a ainsi une propriété transversale, le moment cinétique. C’est là une différence essentielle avec les ondes dans l’air.

 

Les électrons ont un moment cinétique, comme toutes les particules et les noyaux des atomes eux-mêmes. De plus, ils ont un moment magnétique. La plupart les expériences relatives à la polarisation de la lumière résultent des interactions des gravitons de l’éther avec les électrons et les noyaux des atomes. Ces expériences mettent en jeu des modifications de l’orientation des moments cinétiques des électrons et des noyaux par des procédés mécaniques, électriques ou magnétiques.

 

Ainsi, un liquide isolant soumis à un champ électrique à l’aide de plaques métalliques baignant dans le liquide, devient biréfringent. Les moments magnétiques, et donc les moments cinétiques des électrons se trouvent orientés dans une direction commune modifiant ainsi les conditions de propagation des ondes. C’est le phénomène de Kerr.

 

Un champ magnétique a un effet similaire sur les moments magnétiques des électrons et le résultat sur les ondes est semblable au précédent. C’est le phénomène de Cotton et Mouton.

 

Une pression exercée sur un corps transparent en modifie la structure et donc les conditions de propagation des ondes de l’éther. Il en est de même des liquides en écoulement. Ce sont les biréfringences accidentelles de la lumière.

 

Certains corps transparents ont une structure électronique telle qu’ils ne laissent passer que les gravitons dont le moment cinétique a une direction définie par rapport à cette structure. Ce sont les corps dits polarisants.

 

On conçoit aisément que la réflexion d’un train d’ondes sur un miroir puisse de la même manière filtrer, en quelque sorte, les moments cinétiques transmis par les gravitons. C’est le phénomène de Malus.

 

On peut également concevoir que des corps isotropes et des liquides puissent faire tourner la direction du moment cinétique d’un train d’ondes les traversant si les électrons ont eux-mêmes une composante de leur moment cinétique dans le corps qui n’est pas aléatoire, mais orienté préférentiellement parallèlement au train d’ondes. C’est la polarisation rotatoire qui se produit aussi pour certains liquides et certains corps transparents sous l’action d’un champ magnétique.

 

L’ensemble de ces similitudes conduit à penser que les rayons de lumière ne sont pas autre chose que les trains d’ondes de l’éther. Ces trains d’ondes ont toutes les propriétés ondulatoires de la lumière, mais aussi toutes ses propriétés corpusculaires.

 

Cette position est confirmée encore par deux autres phénomènes.

Ils résultent du pompage galactique et du pompage équatorial du Soleil examinés dans la partie qui précède.

 

Le plan principal de la Galaxie et le plan équatorial du Soleil ne sont pas parallèles. Il en résulte que l’on devrait observer une polarisation dans deux directions faisant un angle de 70° environ, angle du plan de la Galaxie et du plan équatorial solaire.

 

La composante F n’est pas polarisée. Son spectre est semblable à celui de la chromosphère. Elle provient de la diffusion de la lumière émise par la chromosphère qui n’est pas polarisée. Par contre, la composante K est continue. La température électronique de la couronne est telle que les raies sont étalées dans le spectre et deviennent invisibles. La lumière est en quelque sorte ré-émise par les électrons à la différence de la diffusion de la composante F.

 

La lumière émise par les atomes de la couronne n’est pas polarisée non plus.

 

La polarisation des étoiles situées dans la proximité du plan galactique est la seconde confirmation de ce phénomène.

 


 

 

 

 

CHAPITRE III

 

La propagation de la lumière dans l’Espace

 

 

 

 

Les mesures sur la propagation de la lumière sont basées sur des dispositifs expérimentaux plus faciles à comprendre par un schéma que par des phrases. De même, un certain nombre de calculs sont nécessaires pour comprendre leur objectif et interpréter les résultats.

 

Toutes les expériences dont il va être question dans ce chapitre sont reprises dans le second chapitre de la quatrième partie de ce livre, dédiée aux expériences. Pour plusieurs d’entre elles, on trouvera un schéma.

 

Dans la présente partie, il s’agit de montrer que l’éther constitué de gravitons a exactement toutes les propriétés de la lumière. Descartes avait-il raison contre Newton ? Faut-il penser que la lumière et la pesanteur sont deux actions d’un même milieu : l’éther ?

 

Dans cet éther, les ondes sont emportées par les courants d’éther exactement comme un fleuve emporte les ondes qui se forment à sa surface lors de la chute d’une pierre. Ainsi, lors de l’observation des étoiles, leur direction est légèrement modifiée par l’éther dans le tourbillon équatorial du Soleil qui entraîne la Terre en rotation. C’est le phénomène d’aberration découvert par Bradley en 1728.

 

Mais l’inverse n’est pas vrai. Le mouvement propre des étoiles ne provoque pas d’aberration. Il en va de même pour les satellites en rotation autour de la Terre.

 

L’éther entraînant la Terre en rotation autour du Soleil, il n’est évidemment pas possible de mettre en évidence ce mouvement de la Terre en utilisant des mesures de propagation des ondes de l’éther. Un aérostier ne peut pas davantage mettre en évidence le mouvement de sa montgolfière entraînée par le vent en cherchant une différence de vitesse de propagation du son entre diverses directions : il se déplace avec l’air. C’est le principe de l’expérience de Morley et Michelson. On ne pouvait naturellement pas mesurer la vitesse de déplacement de la Terre autour du Soleil. L’appareil de Morley et Michelson permet de mesurer des écarts de vitesse de propagation des ondes de l’éther entre deux directions perpendiculaires. Or, la Terre se déplace autour du Soleil à la même vitesse que l’éther. Il n’y a pas d’écart non plus entre la vitesse tangentielle du Soleil et celle de l’éther du tourbillon galactique.

 

Par contre, l’éther est en condensation dans le Soleil. La Terre ne se déplace pas vers le Soleil en raison de l’accélération centrifuge. Il en résulte que cette vitesse de condensation est mesurable. Elle se trouve dans le plan équatorial du Soleil ; elle est donc maximale vers 6 heures et 18 heures solaires lorsque le Soleil se trouve dans le plan de l’interféromètre et minimale à 12 heures et 24 heures lorsque le Soleil est dans une direction perpendiculaire à son plan.

 

De plus, la Terre tourne sur elle-même et sa vitesse de rotation n’est pas la même que celle de l’éther. La vitesse relative de la surface de la Terre et de l’éther dépend de la latitude.

 

Ces deux courants d’éther ont été découverts par Miller dans les années 30 en procédant à des mesures systématiques à l’interféromètre de Morley et Michelson pendant des mois.

 

Divisons à présent en deux une onde de l’éther par un miroir semi-réfléchissant. Plaçons des miroirs sur un disque en sorte que chacun des rayons parcourt la périphérie du disque dans un sens et viennent enfin se rassembler sur un écran après avoir traversé à nouveau le miroir semi-réfléchissant.

 

Il est difficile de s’assurer que les chemins optiques sont parfaitement égaux car on ne sait pas a priori quelle est la raie blanche du milieu. Aussi, faisons tourner le disque. L’ensemble des raies se déplacent. Ce déplacement est celui qui résulterait de la différence des chemins optiques provoquée par l’addition de la vitesse tangentielle du disque à la célérité de la lumière pour le rayon qui tourne dans le sens de rotation du disque et à la soustraction pour l’autre rayon. Tout se passe comme s’il y avait combinaison algébrique des vitesses.

 

Du moins est-ce ce qui devrait se passer dans l’éther puisque le disque tourne par rapport à l’éther. Or, c’est très précisément ce que Harress et Sagnac ont observé en 1912 et 1913.

 

La matière, et l’eau en particulier, étant pratiquement vide ne peut entraîner l’éther dans ses mouvements. Seul l’inverse peut se produire : l’entraînement de la matière par l’éther. Toutefois la matière modifie les conditions d’agitation brownienne des gravitons dans l’éther en sorte que la célérité de propagation des ondes se trouve changée. Un milieu transparent en déplacement dans l’éther aura une densité apparente de noyaux d’atomes plus élevée pour des ondes de l’éther venant à sa rencontre que pour des ondes se déplaçant dans le sens de son déplacement. La célérité de propagation des ondes ne sera donc pas la même dans les deux sens. C’est ce que Fizeau a constaté.

 

Mais toutes les expériences destinées à mesurer la vitesse de la Terre autour du Soleil en mesurant la célérité des ondes de l’éther sont vouées à l’échec : il n’y a pas de mouvement de la Terre par rapport à l’éther dans sa rotation autour du Soleil. C’est ce que Hoek a montré en faisant traverser par deux rayons lumineux de sens contraire un tube rempli d’eau immobile par rapport à la Terre, orienté dans la direction de la vitesse de rotation de la Terre autour du Soleil.

 

Bien évidemment, on ne doit rien observer du tout car le tube n’a pas de mouvement par rapport à l’éther. Il y a bien les déplacements de Miller, mais l’appareil de Hoek n’était pas assez sensible pour les mesurer. Or Hoek n’a, de fait, rien observé du tout.

 

On peut aussi remplir d’eau une lunette astronomique et reprendre la mesure de l’aberration des étoiles. On ne peut bien sûr trouver aucune différence entre cette mesure et la mesure dans l’air : il n’y a pas de mouvement de la lunette par rapport à l’éther. Boskovitch et Airy n’ont pas trouvé de différence non plus.

 

Il y a pourtant des cas où la vitesse radiale de condensation de l’éther dans le Soleil peut avoir un effet mesurable. Elle doit atteindre 9 km/s. Les visées optiques très précises doivent permettre de mesurer un décalage des cibles. C’est ce qu’a observé Allais et qu’Esclangon a confirmé.

 

Il existe d’ailleurs un autre moyen de mettre en évidence les mouvements que les interférences et les décalages optiques. On peut mesurer les décalages de longueur d’ondes des raies d’émission ou d’absorption de la matière.

 

Ainsi, les astres très éloignés de nous ont émis la lumière qui nous parvient aujourd’hui il y a des dizaines, des centaines, des milliers, des millions d’années. Les particules ont aujourd’hui sur Terre un état de condensation très différent de ce qu’il était dans un passé si lointain. Et plus les galaxies sont éloignées plus le décalage doit être important. C’est le phénomène découvert par Hubble.

 

Il existe bien d’autres phénomènes de décalage des raies. Ils sont liés aux déplacements relatifs des sources, des capteurs et de l’éther. C’est l’effet Doppler-Fizeau. Mais cet effet se trouve modifié dans les milieux transparents par rapport à l’effet connu pour le son dans l’air. La présence des noyaux des atomes modifie les conditions d’agitation brownienne des gravitons. Ce phénomène doit exister pour le son se propageant par exemple dans un nuage, mais ce cas n’a pas fait l’objet d’études particulières, probablement par défaut d’intérêt pratique.

 


 

 

 

 

CHAPITRE IV

 

Les effets électromagnétiques des ondes de l’éther

 

 

 

 

La lumière n’est que la partie visible des ondes de l’éther. La partie dont les longueurs d’ondes est détectée par l’œil.

 

Les ondes de l’éther peuvent être émises par les sauts des électrons au-dessus de la surface des noyaux des atomes. À l’inverse, une onde, en approchant du noyau des atomes, peut arracher un électron et avoir un effet photoélectrique. Plus simplement les ondes de l’éther peuvent exciter les électrons en augmentant l’amplitude de leurs sauts au-dessus de la surface.

 

Mais les ondes de l’éther peuvent être émises également par le mouvement alternatif des électrons d’un conducteur.

 

Lorsque de telles ondes parviennent sur les électrons libres d’un conducteur, elles peuvent les faire osciller à leur fréquence. Bien sûr, il faut une longueur d’onde beaucoup plus grande que celle des ondes émises lors des sauts au-dessus des noyaux des atomes, sinon les ondes se réfléchissent à la surface des conducteurs. Si la longueur d’onde est suffisante, les ondes traversent les conducteurs. Au passage, ces ondes de l’éther génèrent un courant alternatif en entraînant les électrons libres. Ce courant se propage dans le conducteur.

 

En outre, lorsque les électrons émetteurs sont placés dans un champ électrique ou magnétique en sorte que leur moment magnétique soit orienté perpendiculairement à leur direction d’oscillation, alors les ondes de l’éther transmettent leur moment cinétique comme dans le cas de la polarisation. En parvenant aux électrons d’un récepteur, lui-même conducteur, les ondes entraînent les électrons qui oscillent, mais elles leur transmettent également leur moment cinétique. Le conducteur aura donc un champ magnétique alternatif.

 

Le courant alternatif créé par les ondes de l’éther dans un conducteur engendre lui-même un champ électrique et donc les moments magnétiques des électrons se trouvent de facto orientés dans la direction du courant et le conducteur aura donc un champ magnétique.

 

Il y a cependant une différence fondamentale entre ces deux champs. Le premier induit par les ondes de l’éther est perpendiculaire à la direction de déplacement des électrons et donc des ondes de l’éther qui provoquent leurs oscillations. Le second est induit non pas par les ondes, mais par le champ électrique créé par les électrons dans le conducteur.

 

L’ensemble de ces propriétés des ondes de l’éther correspond quantitativement aux propriétés des ondes dites abusivement électromagnétiques.

 

Cette identité est aussi entièrement valable pour la lumière qui correspond à la partie visible des ondes dites électromagnétiques.

 

La théorie électromagnétique de Maxwell est fausse. C’est essentiellement l’équation de Maxwell-Ampère qui est contraire à l’expérience, contraire aux faits. Le champ magnétique des courants électriques ne résulte nullement de la translation des électrons, mais exclusivement de l’orientation de leur moment cinétique. Bien pire, l’idée même d’une propagation d’un champ magnétique et d’un champ électrique, en l’absence de toute charge en mouvement, est une idée arbitraire qui devient aujourd’hui entièrement inutile.

 

Cette idée est arbitraire car le fait que le produit e0*m0 ait la dimension de l’inverse du carré d’une vitesse n’est qu’une convention, un postulat. Si e0 peut être mesuré avec précision par plusieurs types d’expériences, il n’en est pas de même pour m0. Aussi surprenant que cela puisse paraître aux non-spécialistes, l’expression de la force magnétique est un postulat. D’ailleurs, il est facile de s’en convaincre dès lors que l’on se rappelle que personne n’a jamais mesuré le nombre d’électrons en mouvement dans un conducteur parcouru par un courant, ni même évidemment la vitesse de translation des électrons. Une estimation a été faite en supposant que tous les électrons libres des conducteurs participent au courant électrique. On est alors conduit à des vitesses de translation de l’ordre du cm/s.

 

C’est sur une base physique aussi mince qu’a été construit un système du monde dont on prétend ensuite déduire l’âge de l’Univers et son devenir.

 

Le plus surprenant de tout cela est que les physiciens aient été, peu à peu, conduits à attribuer un moment cinétique aux photons. Toutes les théories de la polarisation de la lumière se sont heurtées à des impossibilités. On considère aujourd’hui que le moment cinétique des photons se transmet aux électrons dans les milieux transparents. Les conditions de propagation de la lumière se trouveraient ainsi modifiées. On parvient ainsi à expliquer la modification de l’état de polarisation de la lumière à la traversée des milieux transparents.

 

La situation a été en tout point semblable pour le magnétisme. Aujourd’hui le magnétisme est exclusivement attribué au moment magnétique et donc au moment cinétique des électrons, sauf pour les champs magnétiques des courants électriques dans les conducteurs. Il ne reste qu’un dernier pas à franchir pour qu’il n’existe qu’une seule cause du champ magnétique : ce moment magnétique.

 

La position actuelle qui consiste à réserver à un cas particulier l’intervention du moment cinétique des photons est strictement intenable, insoutenable, impraticable. La physique actuelle a enclenché un enchaînement d’engrenages inévitable, inéluctable, imparable.

 

Si les photons ont un moment cinétique, on ne peut faire qu’il n’intervienne dès la formation de l’onde, qu’il ne se propage avec elle et n’agisse enfin sur le récepteur. Son rôle ne peut se limiter à la seule modification des milieux transparents. D’autant plus que le rôle essentiel du moment cinétique de l’électron est à présent pleinement reconnu.

 

C’est la nécessité qui a entraîné ces deux changements dans la physique actuelle. Le second n’est qu’ébauché, il est vrai.

 

La nouvelle théorie de l’éther exposée ici, repose, en fin de compte, sur le moment cinétique des électrons et sur la transmission de ce moment cinétique par les ondes de l’éther. C’est la démarche inverse de celle de la physique actuelle. Peu à peu, la physique actuelle est conduite à introduire les moments cinétiques. Cette théorie de l’éther prend comme point de départ l’aboutissement d’une démarche étonnamment longue, incroyablement complexe, suprêmement contournée. Et le résultat sera inévitablement, inéluctablement, inexorablement le même : la remise en cause totale des postulats de Maxwell.

 

La raison est simple et extraordinaire. Les moments cinétiques sont indépendants des repères de références en translation les uns par rapport aux autres. Ils sont invariants dans les changements de repères galiléens. Bien plus, ils le sont aussi si les repères sont accélérés les uns par rapport aux autres, tant qu’il n’y a pas de rotation.

 

Les équations vectorielles de Maxwell sont donc fausses, et principalement l’équation de Maxwell-Ampère. Par voie de conséquence, l’équation de Maxwell-Hertz, déjà contestable par le postulat arbitraire qui est à son origine, se trouve également fausse, mais non pas seulement par son aspect vectoriel, mais entièrement fausse, même sous une forme uniquement scalaire.

 


 

 

 

 

 

 

QUATRIÈME PARTIE

 

 

 

LES EXPÉRIENCES


 

 

 

 

CHAPITRE PREMIER

 

La Gravitation

 

 

 

 

1.  MECANIQUE GEOMETRIQUE

 

1.1.           Remarques préliminaires

 

La mécanique géométrique est l’étude du mouvement théorique d’un point de masse définie, par l’analyse différentielle et la géométrie. Il s’agit évidemment d’une fiction. Un point ne peut avoir de masse. D’autre part, le mouvement ne peut en aucun cas se trouver dans un corps. La mécanique géométrique retire de la Nature certains mouvements sans s’inquiéter de leurs causes ni de leurs conditions. Ces hypothèses montrent assez les limitations de cette méthode.

 

La mécanique des fluides sera considérée ici comme l’extension de la mécanique géométrique.

 

Cette première partie est consacrée aux principes fondamentaux de la mécanique géométrique.

 

1.2.           Espace et repères de référence

 

La nature de l’espace ne se pose pas dans la mécanique des fluides. La notion d’espace est seulement utilisée, comme tous les développements mathématiques, à titre d’outil de l’esprit, mais jamais l’outil n’est confondu avec le fluide ou avec une quelconque réalité saisissable ou insaisissable.

 

Or, la mécanique des fluides ne cherche qu’à représenter des phénomènes perceptibles. On n’y fait point d’hypothèses sur ce qui n’est pas mesurable. Si une distance entre objets ou entre parties du fluide se trouve modifiée par un mouvement relatif de ces parties ou objets, il faut chercher alors une cause matérielle à ce changement, et non pas une cause imaginaire.

 

1.3.           Temps

 

Dans cette théorie de l’éther, le temps n’est pas considéré comme une réalité matérielle. Mais, il est parfaitement inutile de connaître la nature du temps pour suivre les développements de la mécanique des fluides.

 

Si l’on constate que des phénomènes ne se reproduisent pas dans des conditions pourtant toujours identiques, on considérera toujours que les irrégularités sont dues à des causes physiques et non à des hypothèses de pure imagination. C’est ainsi que les oscillations des atomes ne sont pas indépendantes du mouvement de ces atomes dans l’éther. Or, ces oscillations permettent de fixer l’étalon de temps. On ne connaît pas actuellement d’horloge plus précise.

 

1.4.           Conservation de la Masse, ou principe de Lavoisier

 

La masse est considérée comme ce qui existe dans les choses. Aussi, doit-elle rester strictement invariante globalement. Cependant, les atomes présentent un défaut de masse d’autant plus grand qu’ils sont plus stables. On appelle défaut de masse la différence entre la masse effective des atomes, mesurée au spectromètre, et la masse totale des constituants.

 

Lors d’une fission ou d’une fusion d’atomes, on observe une perte de masse, ou un gain de masse dans certaines fusions. Cette variation de masse correspond à un gain ou à une perte de stabilité des éléments formés par rapport aux éléments initiaux.

 

Dans la théorie de l’éther, l’énergie de liaison des noyaux des atomes se trouve dans l’éther. Ce sont les chocs incessants des gravitons sur le noyau des atomes qui en assurent la cohésion. La fission est un phénomène de retard à l’évaporation analogue au phénomène connu pour l’eau. Ce retard correspond à une énergie accumulée dans les noyaux instables par la baisse de pression de l’éther au cours des millénaires. L’énergie nucléaire est donc une énergie fossile. L’Uranium 235 se décompose moins vite que la pression de l’éther ne baisse. Il en est exactement de même pour le deutérium et le tritium utilisés dans les réactions thermonucléaires.

 

Le défaut de masse, mesuré dans les réactions nucléaires, provient d’un tout autre phénomène. On pourrait considérer qu’une partie des gravitons s’évapore ou se condense lors de ces réactions, mais en fait il y a une explication beaucoup plus simple. Nous avons vu que les noyaux des atomes doivent être considérés comme des bulles. Ce n’est que dans ce cas que l’effet de l’écoulement de l’éther sur ces noyaux peut être proportionnel à la masse, car cette masse est alors proportionnelle au maître couple des noyaux. Si l’épaisseur des bulles dépend des noyaux, cette relation n’est plus exacte. Or, les noyaux sont constitués d’un certain nombre de particules, elles-mêmes formées de gravitons. Il faut considérer que les gravitons se répartissent dans l’épaisseur de la paroi des noyaux. Cette répartition peut s’effectuer sur diverses épaisseurs. Le défaut de masse des atomes les plus stables peut donc dépendre de l’épaisseur de la paroi des noyaux. Plus la paroi est épaisse plus l’atome est stable, plus le défaut de masse est important.

 

En fait la masse totale des gravitons qui composent le noyau ne change pas. Aussi, n’est-il pas exact de parler de défaut de masse. Il n’y a en fait que variation de poids. C’est plus qu’une simple nuance. On ne mesure que la variation du poids, c’est-à-dire de l’effet de la pesanteur sur les noyaux. Tant que l’on ignorait la cause de la pesanteur, on ne pouvait rien tirer du phénomène de défaut de masse puisqu’il n’y a qu’une équation pour deux inconnues : la masse et la pesanteur.

 

1.5.      Conservation de l’énergie

 

Dans la théorie de l’éther, le principe de conservation de l’énergie reste parfaitement exact. La seule énergie qui puisse exister est celle qui correspond aux mouvements de corps ayant une masse. On peut cependant observer des changements d’échelle de l’énergie qui peut passer des atomes aux gravitons par exemple.

 

 

 

 

1.6.           Principe de Hamilton

 

L’action est toujours un extremum. Il faut considérer que les mouvements qui se produisent sont toujours ceux qui conduisent à la plus grande dissipation d’énergie, étant entendu que cette dissipation est seulement un passage à une échelle inférieure. La dissipation est toujours maximale.

 

Ce principe s’applique à l’éther sans restriction aucune.

 

 

2.  MECANIQUE ONDULATOIRE

 

2.1.           Remarques préliminaires

 

La mécanique ondulatoire est l’étude de la propagation des ondes dans les milieux.  Son principal objet est la détermination des vitesses de propagation.

 

2.2.           La célérité de la lumière

 

Dans l’éther, il n’y a pas l’ombre d’une difficulté. On peut comparer la plus grande partie des phénomènes qui s’y produisent à des phénomènes de l’atmosphère. Bien plus les phénomènes de l’éther se trouvent généralement bien plus proches de la mécanique des fluides et des gaz parfaits. La célérité de la lumière est la vitesse quadratique moyenne d’agitation des gravitons dans l’éther.

 

2.3.           Les propriétés dites ondulatoires des électrons

 

On sait que l’on peut obtenir des anneaux de diffraction avec un faisceau d’électrons homocinétiques.

 

Les modernes ont soigneusement vidé l’Espace pour que rien ne vienne gêner leurs photons, pour que tout se passe vraiment comme dans les calculs de la mécanique théorique. Mais en réalité, rien n’est vide. Le mouvement des avions ne s’étudie point par la mécanique théorique, mais par l’aérodynamique qui est d’abord une science expérimentale.

 

Dès l’instant où l’éther remplit à nouveau l’Espace, il ne s’agit plus d’imaginer je ne sais quelle dualité mythologique, mais d’examiner tous les phénomènes que l’analogie avec l’air peut nous fournir.

 

Comme les avions dans l’air et les bateaux sur l’eau, les électrons en mouvement dans l’éther doivent provoquer des ondes. Des électrons homocinétiques provoquent des ondes semblables. Voilà ce qui nous rapproche des interférences et de la diffraction. Pour le reste, nos connaissances sur les gravitons sont si limitées qu’il me semble difficile d’en dire plus.

 

Il faut noter enfin que le microscope électronique, ne met nullement en jeu une quelconque nature ondulatoire des électrons, il ne s’agit que de concentration. de flux d’électrons.

 

2.  MECANIQUE PHYSIQUE

 

3.1            La mécanique physique est l’étude des mouvements des corps par les principes de la mécanique géométrique.

 

La pesanteur résultant nécessairement d’une action quantifiée, les phénomènes qui lui sont liés seront examinés au chapitre suivant.

 

3.2            Principe d’inertie

 

En l’absence de frottements et d’obstacles, le mouvement des corps se poursuit sans altération de la vitesse. Ce principe ne fait aucune supposition sur la nature du mouvement ni sur sa cause. Il est pourtant à la source de toutes les erreurs du type aristotélicien ou nominaliste ; le mouvement serait contenu dans les choses.

 

Le principe d’inertie reste parfaitement valable dans l’éther. Mais, c’est un principe. Aussi ne pourra-t-on en vérifier l’exactitude que si l’on connaît tous les effets que subissent les corps dont on veut étudier le mouvement. C’est dire qu’il ne sera jamais possible de démontrer le principe d’inertie. Il y aura toujours une foule d’actions ignorées. Cependant, on peut s’en approcher en négligeant les plus petites.

 

Le mouvement d’un corps dans l’éther sera affecté justement par la présence des gravitons qui composent l’éther. À moins que ces gravitons ne se déplacent dans leur ensemble à la même vitesse que le corps. Or, c’est le cas pour les planètes et leurs satellites.

 

3.3.           Durée de vie du neutron

 

La durée de vie des neutrons en mouvement est plus longue que leur durée de vie immobiles.

 

Ces neutrons sont formés et mis en mouvement par les rayons cosmiques lors de leur pénétration dans l’atmosphère.

 

Dans l’éther, un corps en mouvement est soumis à l’action des gravitons. Cette action déforme les noyaux. Les noyaux des atomes sont en effet soumis à des chocs frontaux plus intenses qu’au repos. Aussi les noyaux sont-ils soumis à une surpression sur leur face avant, et par inertie, sur leur face arrière. Cette surpression provoque un retard à la dissociation du neutron en un proton et un électron. Il n’y a aucune difficulté, aucune hypothèse nouvelle, aucun paradoxe.

 

3.4.           L’horloge astronomique en mouvement retarde (expérience d’Hafele et Keating).

 

Cette expérience a été faite en 1971. Quatre horloges au césium ont été transportées en avion vers l’est puis vers l’ouest. Les 14 horloges de l’USNO ont servi de référence. On a constaté que les horloges avaient des marches différentes selon leur sens de rotation et par rapport aux horloges restées à Terre.

 

Les horloges au césium, dites astronomiques, utilisent les vibrations des atomes. Or, nous avons vu qu’un corps en mouvement par rapport à l’éther est soumis à une surpression due à l’action des gravitons. Cette surpression doit naturellement modifier les conditions de vibration des atomes. L’avion est en déplacement par rapport à la Terre. Son mouvement par rapport à l’éther est la composition de ce déplacement par rapport à la Terre et du mouvement de rotation de la Terre sur elle-même.

 

3.5.           Effet Cherenkov

 

Un électron pénétrant dans un milieu comme l’eau, à une vitesse supérieure à la célérité de la lumière dans ce milieu, provoque une radiation dite de Cherenkov.

 

Dans l’éther de l’Espace, il est évident qu’un phénomène analogue aux ondes de choc peut se produire. Il s’agit d’un fluide qui n’est pas incompressible puisqu’il transporte des ondes. Il y a donc entière analogie avec l’air et les gaz.

 

3.6            Mouvement de l’électron

 

L’énergie nécessaire à l’accélération d’un électron par un champ électrique ou magnétique s’accroît considérablement dès que l’on approche de la célérité de la lumière.

 

Cette augmentation rapide de l’énergie nécessaire à l’accélération des électrons n’est pas sans rappeler l’accroissement semblable qui se produit pour les avions avant d’atteindre la vitesse du son. Cet effet résulte de l’augmentation rapide de la traînée, et principalement de l’apparition de la traînée d’onde. L’électron en mouvement accéléré dans l’éther à des vitesses voisines de celles des ondes de l’éther, c’est-à-dire de la célérité de la lumière, se trouve dans une situation tout à fait comparable à celle de l’avion. D’ailleurs les livres les plus sérieux sur cette question ne manquent pas de faire cette comparaison tout en niant fort scrupuleusement la possibilité d’une identité des causes.

 

3.7.           Expériences de Cavendish (1798) et de Boys (1895)

 

Dans les deux cas il s’agit de mesurer l’attraction due à la pesanteur entre des corps.

 

Ces expériences ont été reprises en 1927 et 1930 par Heyl.

 

Deux masses sont fixées aux extrémités d’un pendule de torsion soigneusement isolé des variations de température et des courants d’air, même les plus faibles. Deux masses plus importantes sont placées à proximité des extrémités du pendule. On mesure l’angle de rotation du pendule en fonction de la distance de ces dernières masses à celles qui sont fixées au pendule. Une méthode plus précise consiste à mesurer la période d’oscillation du pendule. Ces mesures permettent de calculer la constante d’attraction par pesanteur, constante dite Universelle. C’est à partir de la connaissance de cette valeur que l’on détermine la masse des astres.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dans l’éther, il n’y a pas de mouvement sans action. Si un corps tombe vers la Terre, c’est que quelque chose le pousse vers le bas. Si les pierres tombent, c’est que le courant de condensation des gravitons les poussent vers le sol.

Nous avons vu que les noyaux des atomes doivent être considérés comme des bulles, ainsi l’effet d’un courant de gravitons sur un noyau est-il proportionnel à la masse du noyau des atomes. D’autre part, dans un puits de condensation, la vitesse des gravitons est inversement proportionnelle au carré de la distance au centre du puits, en l’occurrence le centre des astres ou des corps. On retrouve ainsi sans peine la loi de Newton. La pesanteur n’est pas une loi universelle, mais une action de gravitons matériels sur les atomes matériels, là où les gravitons se condensent. Les gravitons eux-mêmes n’éprouvent entre eux aucune sorte de pesanteur, puisque ce sont eux qui poussent les corps dans leur mouvement. L’expérience de Boys est donc expliquée physiquement par des actions physiques, de corps matériels sur d’autres corps matériels.

 

 

 

3.8            Expérience d’Eötvös et Zeemann (1890)

 

L’expérience d’Eötvös et Zeemann utilise aussi un pendule de torsion portant des masses égales à ses extrémités, mais on mesure ici l’action de la pesanteur terrestre et de l’accélération centrifuge due à la rotation de la Terre. Cette expérience montre que l’on ne peut distinguer la pesanteur de l’accélération. Les relativistes oublient d’énoncer la suite nécessaire de ce résultat. Il faut en effet ajouter que cette distinction n’est pas possible avec la précision de l’appareil en question.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dans l’éther, le principe d’Equivalence, imaginé pour la seule théorie de la Relativité, est complètement faux. La pesanteur est considérée comme un phénomène quantifié, alors que l’accélération est un concept mathématique essentiellement continu. La vitesse est aussi essentiellement continue. S’il n’en était pas ainsi, il faudrait admettre que l’on pourrait passer d’une vitesse à une autre par sauts. Il faudrait alors renoncer à toute l’analyse différentielle qui suppose effectivement la continuité dans ses fondements mêmes. Sans continuité point de différentielle. Il faut se reporter aux dialogues de Galilée pour s’apercevoir que cette supposition, parfaitement absurde, avait déjà été imaginée par les scolastiques du Moyen Age pour sortir la théorie de la force impresse, ou Impétus, d’un gouffre tout juste aussi profond que celui où les relativistes se sont précipités.

 

L’expérience d’Eötvös montre simplement que les gravitons sont si petits qu’il est impossible par ce moyen de mettre en évidence leur action individuelle. L’égalité de la masse pesante et de la masse inerte n’est qu’une approximation.

 

4.             MECANIQUE COSMIQUE

4.

4.1.           La mécanique cosmique est l’étude du mouvement des astres et des satellites dans l’Espace.

4.2. - Le pendule de Foucault (1878)

 

Le pendule de Foucault n’est qu’un morceau de fer suspendu par un fil d’acier. Il oscille, mais il tourne aussi. Le pendule de Foucault met en évidence la rotation de la Terre. Par rapport à quoi ? est la question.

 

Dans l’éther, le mouvement est relatif à tout est qui est en contact avec le corps en mouvement. Le mouvement d’un navire est d’abord relatif à l’eau. Le mouvement des avions est d’abord relatif à l’air. Le Mouvement de la Terre doit d’abord être rapporté à l’éther. La Terre tourne sur elle-même par rapport à l’éther. Or, le pendule de Foucault n’est pas entraîné en rotation par la Terre. Le pendule de Foucault n’a donc aucune raison de tourner par rapport à l’éther. C’est, en quelque sorte, la Terre qui tourne par rapport au pendule de Foucault.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


4.3.           Avance du périhélie le Mercure

 

Le grand axe de l’ellipse décrite par Mercure, tourne autour du Soleil.

 

Dans l’éther, les phénomènes ne peuvent être justifiés par une simple formule. Il s’agit d’action physique. Avant de faire des calculs, il faut savoir ce que l’on veut calculer. Il n’arrive jamais en hydraulique que l’on connaisse le résultat d’une action par le calcul avant de l’avoir mesuré et d’avoir cherché les facteurs prépondérants.

 

La cause la plus probable de l’avance du périhélie de Mercure, dans le cadre de la théorie de l’éther doit être l’excentricité de son orbite. Le mouvement de Mercure ne peut donc pas être parfaitement képlérien puisque Mercure n’a pas toujours la même vitesse que l’éther en raison de cette excentricité. Il se produit successivement des poussées et des traînées de pressions en proportion des écarts de vitesse entre la planète et l’éther.

 

On peut cependant penser aussi que Mercure se trouve dans une zone où le pompage du moment cinétique de la rotation de l’éther a déjà épuisé celui des gravitons de l’éther en sorte que les vitesses tangentielles de l’éther sont constantes. Il en résulte également une traînée de pression comme dans l’hypothèse précédente.

 

4.4      Accélération de Phobos

 

Phobos est accéléré progressivement dans sa rotation autour de Mars.

 

L’accélération de Phobos est sans doute due à la modification de la loi de la vitesse tangentielle dans le tourbillon équatorial de Mars comme pour le Soleil. Il faut noter en effet, que même en proportion des masses, Phobos est beaucoup plus proche de Mars que Mercure du Soleil. En outre, sa trajectoire est pratiquement circulaire, ce qui exclut l’hypothèse d’un écart de vitesse avec l’éther.

 

4.5            Mouvements des satellites artificiels

 

Les satellites artificiels ont des mouvements irréguliers.

 

Si l’on fait exception des satellites géostationnaires, les satellites artificiels ne restent généralement pas dans le tourbillon équatorial de la Terre. Ils sont soumis à des perturbations en traversant les tourbillons de la Terre. L’étude détaillée de leur mouvement devrait permettre de définir les limites des tourbillons.

 

4.6            Ecliptique

 

L’ensemble des planètes se trouve dans la proximité du plan équatorial du Soleil. C’est le cas de la Terre. Le plan de la trajectoire de la Terre est appelé Ecliptique. Ce plan n’a aucun rôle privilégié. C’est par une forme d’anthropomorphisme que l’on a ramené les plans des trajectoires des autres planètes au plan de l’Ecliptique. Le plan de l’Ecliptique est proche du plan équatorial du Soleil. La première chose à faire est de rapporter les orbites du système solaire au plan équatorial du Soleil.

 

Ce phénomène s’explique par le fait qu’aucune rotation ne peut se produire selon les lois de Kepler en dehors du tourbillon équatorial du Soleil. Et encore n’est-ce exact que pour les planètes suffisamment éloignées du Soleil. Toutes les autres trajectoires sont instables. Ou bien les corps qui ne sont pas dans ces conditions finissent par retomber sur le Soleil, ou bien l’effet Poincaré les amène dans le tourbillon équatorial.

 

On constate une lacune dans la répartition des corps du système solaire à proximité immédiate du plan équatorial du Soleil. Je n’ai pas d’explication de ce phénomène.

 

4.7.           Satellites naturels

 

La plupart des satellites se trouvent par rapport à leur planète dans la position des planètes par rapport au Soleil.

 

L’explication de ce phénomène dans l’éther est la même que pour les planètes. Les satellites qui ne se trouvent pas dans ces conditions sont l’exception : quatre petits satellites de Jupiter beaucoup plus éloignés que les autres, Phœbé de Saturne et Triton de Neptune, sur plus de trente-deux satellites naturels des planètes. Il faut considérer que ces satellites sont beaucoup plus récents que les autres et l’effet résultant du théorème de Poincaré n’a pas eu le temps de les ramener dans leur condition normale de rotation.

 

4.8.                      Galaxies

 

Toutes les étoiles se trouvent dans la proximité du plan équatorial des galaxies.

 

Le théorème de Poincaré permet de rendre compte de ce phénomène sans aucune difficulté.

 

Les galaxies sont d’immenses tourbillons de gravitons et ces tourbillons entraînent en rotation toutes les étoiles qui se trouvent ainsi dans les conditions d’application du théorème. Il ne peut d’ailleurs y avoir de plan équatorial déterminé et privilégié que par le groupe de phénomènes condensation et rotation.

 

4.9            Les Quasars

 

On observe des corps éjectés par les quasars ; il semble que les vitesses d’éjection soient de cinq à dix fois la célérité de la lumière. (entre autres : Another source exceeding the speed limit ; Mon.Not.R.Astr. Soc. 1976-177)

 

Les quasars pourraient se trouver beaucoup plus loin que ne l’indiquent les calculs. La pression de l’éther dans les régions de l’Espace où ils se trouvent pourrait être beaucoup plus faible que dans celle où nous nous trouvons, et l’éther se trouver en évaporation plutôt qu’en condensation. Si l’existence de vitesses supérieures à la célérité de la lumière n’est nullement en contradiction avec la théorie de l’éther, il faut noter que cette célérité n’a aucune raison d’être partout identique et qu’elle pourrait ainsi être beaucoup plus élevée du côté des quasars que là nous nous trouvons. De même la vitesse du son dans l’air n’est pas partout la même.

 

 

 4.10  Les anneaux de Saturne

 

Si le point de vue de l’éther ne permet probablement pas d’expliquer la décantation en anneaux séparés, le fait que ces anneaux se trouvent dans le plan équatorial de Saturne, et des autres planètes qui en ont, et tournent dans le sens direct est en parfait accord avec les hypothèses de la théorie de l’éther.

 

 

 

 

4.11          Les Océans sont parcourus par un contre-courant équatorial et par deux courants tropicaux. On peut aussi distinguer des contre-courants dans les latitudes tempérées et des courants polaires.

 

Dans la théorie de l’éther, le Tourbillon de la Terre provoque le contre-courant équatorial. Les contre-courants tropicaux et les autres courants et contre-courants sont provoqués par une série de tourbillons situés symétriquement de part et d’autre du tourbillon équatorial. Du point de vue des principes, ces tourbillons résultent du principe de Hamilton.

 

4.12          Le Soleil et les planètes dites gazeuses tournent sur elles-mêmes. La vitesse de rotation de chacun de ces astres sur lui-même décroît avec la latitude.

 

On retrouve ici le résultat du paragraphe 4.12. Il faut noter que l’on n’aperçoit pas de continents solides sur le Soleil ni sur les planètes gazeuses en sorte que la vitesse de rotation de ces astres reste inconnue. On ne voit pas de contre-courants, car l’ensemble des astres tourne et les vitesses des courants et contre-courants doivent s’ajouter ou se retrancher à la vitesse d’ensemble. Il peut ainsi n’y avoir aucune vitesse négative. C’est d’ailleurs le cas des courants océaniques de la Terre.

 

4.13          Rotation des galaxies

 

La vitesse tangentielle des astres en rotation dans les galaxies n’est pas compatible avec la masse des corps visibles des galaxies. On mesure la vitesse des gaz ionisés présents dans les galaxies. La vitesse de rotation, de 200 à 400 km/s selon les galaxies, est indépendante de la distance. Pour que cette vitesse soit en accord avec les lois de Newton et de Kepler, il faudrait qu’une masse représentant neuf fois la masse constatée, soit présente au sein même des galaxies, comme un halo de matière invisible, noire, mais parfaitement transparente. On dit donc qu’il manque 90% de la masse des galaxies. Le pire est que cette masse manquante devrait être en proportion de la masse observable et localisée de la même manière. Une telle répartition ne permet pas de retrouver les lois de Kepler.

 

En réalité, cette masse se trouve au centre des galaxies. Dès que l’on s’écarte du noyau des galaxies, on constate que la vitesse est constante. Ce phénomène résulte du pompage du moment cinétique des gravitons de l’éther par le tourbillon galactique. Il résulte du théorème du moment cinétique et de la conservation de l’énergie. Ce phénomène s’étend au-delà des derniers astres visibles des galaxies, car la rotation des galaxies les unes autour des autres n’est pas non plus conforme aux lois de Kepler.

 

4.14          Entraînement des repères par la rotation de la Terre

 

Les orbites des satellites Lageos I et II ont été déplacées de 2 m par an dans le sens de rotation de la Terre. Les orbites de ces satellites circumpolaires sont modifiées par les tourbillons de la Terre. Les satellites ne peuvent avoir une trajectoire képlérienne du fait de la traînée de l’éther. Ils ne sont pas dans le tourbillon équatorial. A aucun moment, ils n’ont la même vitesse que l’éther. De plus, ils traversent successivement tous les tourbillons de la Terre. Ils doivent donc décrire une sorte de sinusoïde képlérienne autour de la trajectoire plane théorique. Cette sinusoïde doit être décalée. L’action de l’éther est immédiate, dès l’entrée du satellite dans une zone tourbillonnaire. Mais la déviation de la trajectoire ne peut se constater qu’après un certain temps en raison de l’inertie du satellite. La moyenne des vitesses des tourbillons n’est pas nulle en sorte que le plan de leur trajectoire moyenne doit tourner lentement autour de la Terre. Seul ce dernier phénomène a été mis en évidence pour les satellites Lageos I et II, puisqu’il s’agit d’un effet cumulé sur plusieurs années.

 

L’expérience Gravity Probe B, destinée mettre en évidence cet entraînement, a échoué. Malgré des années de manipulation des résultats des mesures, on n’a réussi à mettre en évidence que des effets du Soleil et de la Lune. Le problème est que les fréquences observées sont le double de la fréquence bimensuelle des marées les plus hautes.

 

Je n’explique pas une telle fréquence.


 

 

 

 

CHAPITRE II

 

La Lumière

 

 

 

 

1.  OPTIQUE GEOMETRIQUE

 

1.1            Remarques préliminaires

L’optique géométrique repose sur la notion fondamentale de rayon lumineux et sur le principe de Fermat. Son but est d’utiliser les résultats de la géométrie et de la trigonométrie pour étudier une partie des propriétés des ondes se propageant dans un milieu. Il existe une acoustique géométrique au même titre qu’une optique géométrique.

 

On peut se contenter de vérifier a posteriori que l’expérience confirme les résultats de ce point de vue théorique, mais nous savons déjà que l’optique, géométrique donne d’excellents résultats en regard de la précision de nos mesures. Il sera donc plutôt question ici de chercher les raisons de cette adéquation.

 

1.2            La propagation rectiligne

 

Dans l’éther, le problème a été complètement traité par Huygens, puis par Fermat. Il ne nécessite aucune autre hypothèse que l’existence, dans ce fluide, de particules élastiques, sans interactions, pour assurer une adéquation limitée à la dimension des corpuscules. C’est justement cette hypothèse qui est à la base de la théorie de l’éther.

 

L’image du rayon lumineux est donnée par le faisceau provoqué par le mouvement d’une particule. Ce faisceau est la trace du train d’onde émis.

 

 

1.3            Le principe de Fermat

 

Fermat a proposé son principe dans l’hypothèse de l’existence d’un éther. En tant que théorie rattachée à la mécanique des fluides, la théorie de l’éther répond à tous les principes reconnus dans cette partie de la Science et en particulier au principe de Hamilton. Il n’y a aucune restriction.

 

1.4            Célérité de la lumière

 

On ne peut totalement séparer l’optique géométrique de l’optique physique. Quoique ce problème soit examiné dans la section suivante, il est nécessaire de l’évoquer ici, car le principe de Fermat suppose connues les célérités de la lumière dans les milieux.

 

Dans l’éther, la célérité des ondes est déterminée strictement par les lois de la statistique. La célérité des ondes de l’éther est égale à la vitesse quadratique moyenne d’agitation des gravitons dans l’éther. Les aspects quantifiés et la propagation des ondes de l’éther sont aussi susceptibles d’être étudiés par la statistique, mais il n’est nullement supposé que ces phénomènes soient probabilistes en eux-mêmes. C’est seulement lorsque des phénomènes mettent en cause un très grand nombre d’ondes ou de chocs élémentaires, qu’il est nécessaire d’avoir recours à la statistique. Aucune hypothèse sur la nature des gravitons n’est faite ici, en dehors des hypothèses classiques de la mécanique des fluides et l’existence d’un moment cinétique propre. Par exemple, les atomes existent. Il est inutile de supposer qu’ils aient dans l’air une certaine probabilité de présence. Les atomes sont là où ils sont. On les photographie ; on les voit enfin. Les gravitons sont loin d’être perceptibles, pourtant il n’est fait aucune hypothèse qui exclurait de pouvoir les ramener jamais à nos perceptions. Les gravitons ne sont pas probabilistes dans cette théorie, mais on peut leur appliquer la statistique comme on le fait pour les fluides tels que l’eau ou l’air. D’ailleurs, nous verrons que les ondes doivent être parfaitement individualisées pour passer par les fentes de l’interféromètre et donner des interférences.

 

 

 

 

 

1.5            L’aberration des étoiles fixes

 

Les lunettes astronomiques mettent en évidence un déplacement apparent des étoiles dites fixes. Ces étoiles peuvent être considérées comme fixes en raison de la durée des mesures et de leur distance à la Terre. Elles semblent décrire un cercle au cours de l’année.

 

Ce mouvement apparent est dû au déplacement de la Terre. Ce phénomène a été découvert en 1728 par Bradley. L’expérience analogue de Boscovitch-Airy sera examinée avec l’expérience de Fizeau au chapitre suivant. Ce phénomène est indépendant de la distance de l’étoile observée. Il n’a aucun rapport avec le fait que la lumière reçue dans le télescope a été émise bien longtemps avant par les atomes de l’étoile et que la Terre n’est plus du tout dans la position où elle était alors.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Dans l’éther, les ondes se déplacent par rapport à l’éther. Elles sont entraînées par l’éther. Les mouvements ou courants de l’éther modifient la direction d’observation, tout comme un courant d’eau modifie la propagation des vagues que l’on peut voir en surface et comme le vent modifie la propagation du son. Le tourbillon du Soleil entraîne la lumière comme il entraîne la Terre.

 

Par contre, il n’y a pas d’aberration supplémentaire si l’étoile se déplace par rapport aux autres étoiles. Les étoiles doubles, en rotation l’une autour de l’autre, ne sont pas décalées en fonction de la direction instantanée de leur vitesse par rapport à la Terre. Leur vitesse de rotation est assez élevée pour que l’on puisse négliger le déplacement de la Terre sur son orbite le temps que dure l’observation. On observe chacune des étoiles doubles en rotation sans aberration. Une fois émise, la lumière se propage dans l’éther sans aucun lien avec les atomes émetteurs. C’est toute la différence avec les théories balistiques de la lumière comme la théorie de Newton et la théorie du photon. Par contre, les étoiles doubles présentent, sur l’année, la même aberration que les autres étoiles. Le phénomène d’aberration n’existe en aucune manière pour les satellites de la Terre comme l’a constaté Shtyrkov. Ils se déplacent avec la Terre autour du Soleil, ils ne présentent donc pas l’aberration des étoiles fixes. Ils n’ont pas davantage d’aberration qui pourrait résulter de leur vitesse par rapport à la Terre. La raison est la même que pour les étoiles doubles.

 

1.6La parallaxe des étoiles fixes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Bessel mis en évidence, en 1840, la parallaxe des étoiles fixes. Elle résulte du changement de direction d’un astre lorsque l’observateur passe d’un point de l’espace à un autre. C’est de la simple géométrie

 

1.7            La dispersion de la lumière

 

Ce phénomène, connu depuis des temps immémoriaux par les arcs-en-ciel, a été expliqué par Descartes en tant que conséquence des lois de la réfraction, mais Newton fut le premier à attribuer le phénomène à la célérité de la lumière dans les milieux réfringents en montrant qu’elle dépend de la couleur et donc de la longueur d’onde.

 

 

 

 

 

 


La propagation d’un train d’ondes dans l’éther est modifiée par la présence d’atomes, tout comme la présence de corps modifie la propagation des ondes dans l’air et dans l’eau. La célérité de cette propagation dépend de la densité des atomes. Cette densité peut être effective dans le cas d’atomes immobiles statistiquement, par rapport à l’éther, ou apparente si l’ensemble des atomes se déplace. La célérité des ondes dans l’éther est déterminée par la vitesse d’agitation des gravitons. Cette vitesse d’agitation se trouve modifiée par la présence d’atomes. D’autre part, les mouvements longitudinaux des gravitons, lors du passage d’une onde, se trouvent d’autant plus affectés que la longueur d’onde est importante. Il est extrêmement difficile d’exprimer mathématiquement ces influences. La distance entre les atomes et la grosseur de leur noyau doit intervenir. Cette complexité se traduit dans les faits par des phénomènes qui sont restés jusqu’ici complètement inexpliqués.

 

1.8            Effet Doppler-Fizeau

 

Dans la théorie de l’éther, l’évidence s’impose. Les ondes se propagent par rapport à l’éther. L’analogie avec l’air est complète. Nous allons voir au § 1.9 que deux effets supplémentaires sont observés et s’expliquent très aisément.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


1.9            Expérience d’Ives et Stilwell

 

Cette expérience consiste à comparer les longueurs d’ondes d’atomes en mouvement par rapport à la Terre, mesurées dans le sens de leur déplacement et en sens inverse. On mesure un écart de fréquence plus grand que ne le laisse prévoir le seul effet Doppler-Fizeau.

 

Les atomes se déplacent dans l’éther. Ils sont donc soumis à l’action de l’éther, c’est-à-dire à une compression sur leur face avant. Cette compression aplatit le noyau.

 

En plus du décalage dû à l’effet Doppler-Fizeau, qui résulte du déplacement de l’atome par rapport à l’observateur, dans un milieu transversalement immobile par rapport à l’observateur, on doit donc observer un décalage complémentaire, ce qui est effectivement le cas.

 

La déformation des noyaux des atomes, lors de leurs déplacements dans l’éther, n’affecte pas seulement les faces avant et arrière, mais aussi la zone transversale du noyau qui a ainsi une courbure plus élevée. Les trains d’onde émis tranversalement ont donc une longueur d’onde différente de celle de l’atome immobile dans l’éther.

 

2.  OPTIQUE ONDULATOIRE

 

2.1            Remarques  préliminaires

 

L’optique ondulatoire rassemble les propriétés ondulatoires de la lumière et des ondes du même genre qui se propagent dans l’éther.

 

2.2            La nature ondulatoire de la lumière

 

Ce phénomène a été mis en évidence par Newton dans l’expérience des anneaux qui portent son nom. Newton attribua ce phénomène à l’impact de ses corpuscules de lumière sur la surface des corps baignant dans un éther. L’éther de Newton aurait été mis en vibration comme l’eau sous l’action d’une pierre. La lumière elle-même n’aurait pas de nature ondulatoire. Depuis lors, il est apparu que les interférences ne se produisent pas seulement dans la proximité de la matière. C’est la lumière même qui doit être une vibration.

 

Tous les fluides connus transportent des ondes. L’éther est un fluide à part entière. La lumière se propage dans l’éther comme le son dans l’air.

 

2.3            La diffraction

 

Les rayons lumineux subissent un déphasage en passant dans la proximité immédiate d’un écran. Il en résulte des phénomènes d’interférences avec les rayons passant plus au large.

 

La diffraction consiste en une ouverture des ondes par les obstacles, phénomène observable dans l’eau et dans l’air. L’analogie des milieux permet de déduire l’analogie des propriétés.

 

2.4            Les interférences en faible éclairement

 

Taylor a réussi à obtenir en 1909 des interférences parfaitement normales en utilisant une source de lumière d’intensité extrêmement faible pendant un temps suffisant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Les dispositifs utilisés pour obtenir des interférences mettent en jeu une division des trains d’onde incidents. Or, une onde d’un milieu peut se diviser en deux ondes d’amplitude moitié sans le moindre paradoxe. Dans le cas des fentes d’Young, la source est une première fente qui diffracte les trains d’onde incidents. Or, la diffraction n’est pas une simple déviation des trains d’onde incidents, mais en quelque sorte, une ouverture assez comparable à l’effet d’une lentille utilisée judicieusement. Le faisceau initial devient un cône. Les deux fentes de Young qui suivent sont donc éclairées ensemble par les trains d’ondes successifs. Une seconde diffraction dans ces fentes assure l’éclairement de la plaque photographique dans des conditions parfaitement banales. C’est ce qui est impossible dans le cas des théories balistiques basées sur des corpuscules de lumière comme la théorie de Newton ou le photon.

 

2.5            La polarisation de la lumière

 

La polarisation par réfraction fut mise en évidence par Huygens en 1690. La polarisation par réflexion fut découverte par Malus en 1810. Ce phénomène se traduit concrètement par l’extinction d’un rayon lumineux après son passage dans des polariseurs convenablement orientés l’un par rapport à l’autre. Les polariseurs sont des corps biréfringents. Dans le cas de la réflexion, la polarisation n’est obtenue qu’à l’incidence dite brewstérienne.

 

Dans l’éther, les ondes sont longitudinales. Les gravitons qui transmettent les ondes de l’éther, sont à la fois animés d’une translation alternée et d’une rotation sur eux-mêmes. Une onde de l’éther est ainsi la propagation d’un ébranlement longitudinal et d’un moment cinétique transversal. Or, les particules des atomes sont également en rotation sur elles-mêmes. Elles imposent donc une anisotropie de l’éther dans leur voisinage. Un arrangement des moments cinétiques des particules permet de rendre compte de la biréfringence, comme l’arrangement des moments magnétiques dans la théorie de Silberstein. La différence est donc dans l’utilisation d’un phénomène physique connu lieu de l’électromagnétisme encore moins connu que la polarisation qu’il s’agit d’expliquer.

 

2.6   Phénomène de Kerr

 

Kerr découvrit en 1875 que l’on peut donner des propriétés biréfringentes à la plupart des liquides en les plaçant dans un champ électrique. On a voulu interpréter cette expérience comme une preuve de l’exactitude des postulats de Maxwell. Elle montrerait la nature électromagnétique de la lumière, une de ses faces les plus singulières.

 

Cette opinion est fondamentalement fausse. C’est seulement la modification de la disposition des molécules sous l’action du champ électrique qui est à l’origine du phénomène. Le liquide soumis à un champ électrique a une disposition assurant la biréfringence, même sans passage de lumière. Il y a un intermédiaire entre la lumière et le champ électrique.

 

Aucune hypothèse n’est faite sur la nature des phénomènes électromagnétiques dans cette étude de l’éther. Le phénomène de Kerr met en évidence une action des champs électriques sur les électrons. Aucune explication de cette action n’est nécessaire pour comprendre les phénomènes liés à la lumière. De la même manière, aucune explication particulière de la pesanteur n’est nécessaire pour expliquer la pression atmosphérique. Cette expérience met en évidence la forme de l’action des champs électriques sur la matière.

 

Si l’on suppose qu’un champ électrique oriente les moments magnétiques et donc les moments cinétiques des particules du corps soumis à son action, il en résulte que l’éther aura dans ce corps une symétrie bien particulière. Cette symétrie se répercutera sur les moments cinétiques transmis par les gravitons lors du passage d’un train d’onde.

 

La biréfringence de Kerr devrait donc être associée à l’apparition d’un champ magnétique résultant de l’orientation commune des moments magnétiques des électrons.

2.7    Biréfringence magnétique

Ce phénomène, découvert par Cotton et Mouton, est tout à fait comparable au précédent. Il suffit de remplacer « électrique » par « magnétique »

 

2.8            Biréfringences accidentelles

 

Des corps soumis à une compression et des liquides en écoulement ont des propriétés biréfringentes. Ces phénomènes n’apportent pas d’éléments nouveaux en ce qui concerne la polarisation.

 

 

 

 

2.9            Polarisation rotatoire

 

La polarisation rotatoire a été découverte par Arago en 1811. Les quartz, certains corps isotropes et certaines solutions ont la propriété de faire tourner la direction de polarisation de la lumière.

 

Dans l’éther, c’est la répartition particulière des moments cinétiques dans les corps en question qui produit une modification de la propagation des ondes.

 

2.10           Polarisation rotatoire magnétique

 

Cette expérience, effectuée en 1846 par Faraday, montre que les champs magnétiques modifient la disposition des molécules des liquides tels que le sulfure de carbone ou de certains corps transparents comme les flints. C’est cette modification qui provoque la polarisation rotatoire. Il n’y a en aucun cas action directe des champs sur la lumière comme on a pu le prétendre.

 

Cette expérience est donc à rattacher aux deux précédentes.

 

2.11          Dispersion rotatoire

 

La dispersion rotatoire a été mise en évidence par Biot et Arago. La rotation de la direction de polarisation, dans les expériences précédentes, dépend de la longueur d’onde de la lumière.

 

Ce phénomène montre que la vitesse de rotation des gravitons qui se transmet dans l’éther, comme nous l’avons vu, est proportionnelle à la longueur d’onde. En plus de l’ébranlement longitudinal qui se propage dans l’éther, une onde est caractérisée par les moments cinétiques transmis. Ces moments cinétiques sont imprimés par l’électron émetteur, en même temps que la vibration longitudinale. La vitesse de rotation des électrons émetteurs doit donc être liée à la longueur d’onde.

 

2.12      Effet Zeeman et effet Stark

 

Les phénomènes de décomposition des raies par les champs magnétiques et électriques sont liés à la dispersion rotatoire.

 

 

3.  OPTIQUE PHYSIQUE

 

3.1            Remarques préliminaires

 

L’optique physique sera limitée aux phénomènes optiques liés à la propagation. Son but est donc d’appliquer les résultats de la statistique et de l’analyse différentielle aux phénomènes de la propagation ondulatoire de trains d’ondes. Il existe une acoustique physique au même titre qu’une optique physique.

 

L’expérience confirmant ce point de vue théorique, il ne sera question ici que de la justification de cette adéquation.

 

3.2            La célérité de la lumière

 

Dans l’éther, la célérité de la lumière est la vitesse quadratique moyenne d’agitation des gravitons. Cette vitesse dépend de la densité d’atomes ou de particules présents dans l’éther à l’endroit de la mesure. Ces atomes ou particules ayant une vitesse d’agitation plus faible que celle des gravitons, la célérité de la lumière est diminuée en fonction de l’augmentation de la densité des atomes ou particules considérés.

 

3.3            L’expérience de Fizeau

 

Cette expérience met en évidence une différence de chemin optique entre le trajet de la lumière dans un liquide s’écoulant dans le sens de la lumière et le même trajet dans un liquide s’écoulant en sens inverse. Fizeau a mis en évidence une différence de chemin optique qu’il a attribuée à un coefficient d’entraînement de la lumière par le fluide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Nous avons remarqué que la célérité de la lumière dépend de la densité d’atomes dans l’éther. Or le déplacement d’ensemble de ces atomes provoque un accroissement apparent de la densité pour un rayon lumière se propageant en sens contraire de l’écoulement des atomes et une diminution apparente de la densité lorsque la lumière se propage dans le sens de l’écoulement. La statistique permet de calculer l’ordre de grandeur des phénomènes. Je n’ai pas fait les calculs. Il n’y a qu’un résultat certain : les vitesses du fluide et de la lumière ne s’ajoutent pas algébriquement.

 

La correction de densité à apporter dans fluide en écoulement est proportionnelle au carré du facteur de densité, défini comme l’inverse de l’indice du milieu. Ce résultat est à rapprocher de l’expression de la quantité de mouvement dans un fluide et n’est nullement surprenant.

 

3.4            Expérience de Boscovitch et Airy

 

Il s’agit ici du phénomène d’aberration des étoiles fixes observées avec une lunette pleine d’eau. Le but était de mettre en évidence un entraînement de la lumière par l’eau, c’est-à-dire de confirmer l’expérience de Fizeau décrite ci-dessus.

 

Dans le cas de l’éther, et encore une fois il ne s’agit pas de l’éther de Lorentz, mais de l’éther fluide composé de gravitons, tel qu’il a été décrit ici, il n’y a aucune restriction sur le phénomène de l’aberration des étoiles fixes ; cette seconde expérience reçoit la même explication que celle de Fizeau.

 

 

3.5            Expérience de Michelson et Morley (1885)

 

Cette expérience consiste à mesurer l’effet de la vitesse de la Terre sur la célérité de la lumière. Elle montre qu’il n’y a qu’un effet résiduel au plus égal à quelques km/s au lieu des 30 km/s attendus dans le cadre de l’éther de Lorentz. Le caractère systématique de cet écart et sa variation lors de la rotation de la Terre sur elle-même et autour du Soleil ont été mis en évidence par Miller en 1928. Les résultats de Miller ont été analysés par Allais en 1998. La variation en temps sidéral est scientifiquement établie pas les analyses statistiques d’Allais en sorte que la démonstration est faite qu’une expérience d’optique permet de mettre en évidence le mouvement de la Terre autour du Soleil, ce qui est en totale contradiction avec les postulats relativistes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ces expériences auraient donné les résultats observés dans le Monde de Descartes. Il n’y a donc pas de problème dans l’éther animé d’un tourbillon. L’effet résiduel mesuré par Miller résulte du vent d’éther dans sa condensation dans le Soleil et de la rotation de la Terre par rapport à son propre tourbillon. Selon l’heure de la mesure, le plan de l’interféromètre passe d’une position parallèle à une position perpendiculaire à la direction du Soleil. Le vent d’éther de condensation dans le Soleil a un effet maximal dans un cas et nul dans l’autre.

 

3.6            Expérience de Hoek

 

L’expérience, de Hoek est, comme celle de Fizeau, une comparaison de la célérité de la lumière entre deux trajets, mais l’un des trajets est parcouru dans l’eau, l’autre dans l’air. Il y a évidemment une différence de chemin optique. Mais il s’agissait d’en mesurer la variation suivant que l’expérience était réalisée dans le sens du déplacement de la Terre ou en sens contraire. On n’obtint aucune différence.

 

 

 

 

 

 

 

 


Il ne peut y avoir de variation dans le cas de l’éther entraînant la Terre puisque la Terre ne se déplace point par rapport à l’éther.

 

3.7            L’expérience de Sagnac

 

Cette expérience a été réalisée en 1913 et par Harress dès 1912. Harress avait placé son dispositif dans l’eau alors que Sagnac le plaça dans l’air. Il s’agissait de mettre en évidence une composition de la célérité de la lumière avec la vitesse tangentielle d’un disque tournant. Un miroir sans tain placé sur le disque tournant divise en deux le rayon lumineux provenant de la source. Chacun des rayons est successivement réfléchi par les trois miroirs placés à la périphérie du disque ; ils parcourent le même chemin, mais chacun dans un sens. Le miroir sans tain permet de recomposer une partie de ces rayons qui parviennent sur un interféromètre. Ce dernier permet de mesurer la différence de chemin optique entre les deux rayons.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Cette différence est nulle lorsque le disque est à l’arrêt. Mais, dès que le disque tourne, on observe un défilement des raies d’interférence montrant l’apparition d’une différence de chemin optique. Cette différence est exactement celle que l’on peut calculer en considérant que la vitesse tangentielle du disque le long des trajets des rayons s’ajoute ou se retranche à la célérité de la lumière suivant le sens de parcours.

 

On constate par cette expérience qu’il est parfaitement possible de mesurer une vitesse par rapport à l’éther. Il faut, bien sûr, être en mouvement par rapport à celui-ci, ce qui n’est pas le cas dans l’expérience de Michelson dans l’objectif fixé au départ. Au contraire, dans l’expérience de Sagnac le disque est bien en mouvement par rapport à l’éther. L’expérience est donc beaucoup plus importante que celle de Michelson. C’est une expérience positive.

 

En 1924 Michelson et Gale construisirent à Chicago un interféromètre fixe dont les 2 chemins parcourus ont également rigoureusement la même longueur. Mais l'un des bras Est-Ouest (DE sur le schéma) est situé plus au Nord que l'autre, plus proche de l'équateur. La vitesse tangentielle de la Terre n'est pas la même pour les deux bras.

Expérience de Michelson et Gale

 

 


Si lac est la latitude de Chicago, il en résulte un écart entre les 2 temps de parcours égal à : t2 - t1 = (4 p L l sin lac)/(24 c2). Michelson et Gale ont observé un déplacement des franges d'interférence de 0,230 ± 0,005 franges (sur 269 mesures) pour un déplacement théorique de 0,236. Cette expérience est semblable à celle de Sagnac et met en évidence la rotation de la Terre.

 

 

 

 

 

4.  OPTIQUE QUANTIQUE

4.1            Remarques préliminaires

L’optique quantique regroupe les phénomènes qui résultent de la nature discontinue de l’éther.

4.2            Pression de radiation

 

La théorie des ondes dans les milieux permet de prévoir un effet de pression des ondes sur un obstacle. La théorie est vérifiée dans l’eau aussi bien que dans l’air. C’est la pression de Maxwell-Bartholi.

 

Les ondes de l’éther résultent des mouvements de choses qui existent matériellement et qui ont nécessairement une masse puisqu’elles composent les particules. Ce sont des ondes à part entière, dans un vrai fluide. Il n’y a donc aucune raison de ne pas retrouver l’effet annoncé. Ce qui évidemment est le cas.

 

4.3            Energie de la lumière

 

Toute onde transporte une énergie. Les vagues de la mer peuvent détruire les digues, les ondes de l’atmosphère, casser les vitres.

 

Dans l’éther, la lumière est constituée, de trains d’ondes dont la section transversale a la dimension des sources donc des électrons. Ces trains d’ondes étant émis par des mouvements définis des électrons, auront nécessairement une fréquence et une amplitude de vibration définies pour chaque cas d’émission. Ainsi, l’amplitude de l’éclairement d’un écran ne résulte nullement de l’amplitude des ondes élémentaires, mais seulement du nombre de trains d’ondes élémentaires. La relation de Planck est ainsi expliquée.

 

4.4            L’effet photoélectrique

 

L’effet photoélectrique a été découvert par Hallwachs en 1888. La lumière peut arracher des électrons à certains corps. La vitesse d’éjection est indépendante de l’intensité. Par contre le nombre d’électrons éjectés en dépend directement. La vitesse d’éjection dépend quant à elle, de la longueur d’onde de la lumière utilisée.

 

Dans l’éther, les ondes ont une particularité par rapport aux ondes de l’eau ou de l’air. Les gravitons n’ont en effet pratiquement aucune interaction entre eux, autre que les chocs, et les ondes se propagent suivant la direction d’émission, comme un faisceau ayant la dimension transversale des électrons. Ces trains d’ondes élémentaires sont donc tout à fait capables d’éjecter des électrons de la matière, par un processus mécanique. L’amplitude d’éclairement est seulement liée au nombre de trains d’ondes atteignant l’écran simultanément. L’énergie de chaque train d’ondes est exclusivement proportionnelle à la fréquence. On retrouve donc exactement le phénomène observé, comme pour le photon. Mais il n’y a aucune difficulté car les chocs entre les trains d’ondes et les électrons se ramènent à des chocs mécaniques entre corps ayant une masse.

 

4.5            Effet Compton

 

L’effet Compton est un genre d’effet photoélectrique où la lumière n’est pas complètement absorbée. En plus de l’électron émis, il reste une onde lumineuse de fréquence réduite en fonction de l’énergie nécessaire à l’éjection de l’électron.

 

Les trains d’onde de l’éther fournissent une explication équivalente. Mais c’est une explication, car il n’y a aucune hypothèse nouvelle. Dans l’éther, il s’agit purement et simplement de mécanique. Le calcul effectué avec le photon est ici identique, mais ce calcul correspond à de vraies masses, à de vraies énergies cinétiques, et à de vraies quantités de mouvement.

 

4.6            Expérience d’Aspect (1981)

 

Des paires de trains d’ondes sont produits par une source constituée d’atomes de calcium. On compte les trains d’ondes et on note leur direction de polarisation dans deux directions d’un côté de la source et dans deux directions du côté opposé.

 

Des corrélations des directions de polarisation sont mises en évidence par ces comptages. Des expériences du même genre ont par la suite confirmé ce résultat.

 

Les paires de trains d’ondes ne sont en fait qu’un seul et même train d’ondes dans l’éther divisé par le dispositif expérimental et donc présentant strictement les mêmes caractéristiques de polarisation. Les corrélations des polarisations constatées résultent ainsi d’une corrélation imposée au départ lors de la division des trains d’ondes. Il n’y a pas l’ombre d’un paradoxe. Il n’y a pas l’ombre d’une difficulté. Il n’y a pas besoin de l’ombre d’une hypothèse supplémentaire.

 

 

5.  OPTIQUE COSMIQUE

 

5.1            Généralités

 

L’optique cosmique est l’étude des phénomènes liés à la propagation de la lumière et des ondes du même genre dans l’éther. Il faut noter que l’aberration des étoiles fixes a été étudiée dans l’optique géométrique car elle ne met en cause que le mouvement de la Terre, en première approximation. En fait, il faudrait aussi examiner le cas réciproque de l’effet du mouvement des étoiles. Les résultats et les explications sont les mêmes. L’optique cosmique est donc limitée aux modifications que peut subir la lumière dans sa propagation dans l’éther, et en particulier à proximité des astres.

 

5.2  La déviation de la lumière par le Soleil

 

Dans l’éther, la déviation se décompose en deux parties égales. La première résulte de la composante axiale du mouvement des gravitons, la seconde de la composante tangentielle. La première moitié peut être identifiée à l’effet Newton ; la seconde, à l’effet Descartes. Il faut remarquer que la déviation n’a cette valeur que dans le tourbillon équatorial du Soleil dans lequel la Terre est plongée. Or, toutes les mesures ont été faites dans ce tourbillon.

 

 

 

 

 

 

 


5.3            Décalage de la fréquence vers le rouge

 

Il y a plusieurs expériences sur ce type de phénomène. Celle dont il est question ici concerne le décalage vers le rouge des raies spectrales des atomes situés à la surface du Soleil par rapport aux raies d’atomes identiques situés à la surface de la Terre.

 

Les ondes de l’éther émises à la surface du Soleil, ont la célérité locale des ondes. Cependant en s’éloignant de la surface du Soleil, elles se trouvent dans un éther de plus en plus lent par rapport au Soleil. Il résulte de cette diminution de vitesse, une augmentation de pression statique, comme le montre le principe de conservation de l’énergie. La célérité des ondes se trouve ainsi augmentée. Or, dans un écoulement divergent, c’est la longueur d’onde qui varie comme la célérité. On peut s’en assurer dans les écoulements d’eau. La longueur d’onde, seule grandeur accessible à la mesure, se trouve donc augmentée. Par contre l’effet Doppler-Fizeau agit en sens inverse. Ces deux phénomènes sont cependant négligeables pour la Terre. L’effet observé pour le Soleil résulte donc d’une différence entre les effets de deux phénomènes. Les mesures effectuées semblent indiquer que le premier phénomène l’emporte légèrement sur l’effet Doppler-Fizeau.

 

5.4            Décalage vers le rouge supplémentaire lorsqu’un astre passe derrière le Soleil

 

On a mesuré une chute de fréquence lors du passage de Taurus A derrière le, Soleil, en plus de la déviation.

 

La Terre se trouve beaucoup plus proche du Soleil que Taurus A. Il y a donc dissymétrie entre l’effet du flux de condensation du Soleil du côté de Taurus A et ce même effet du côté de la Terre. La dissymétrie est dans le même sens que dans le phénomène du paragraphe précédent. Il faut noter que le décalage dû à Taurus A est pris en compte avant et pendant son passage derrière le Soleil et n’intervient donc pas.

 

5.5            Décalage dû au champ de pesanteur de la Terre

 

On observe un décalage entre les longueurs d’ondes de deux atomes situés à des altitudes différentes sur une verticale. Cette expérience a été réalisée avec des masers.

 

Ce phénomène résulte, dans l’éther, d’une différence de vitesse radiale du flux entre les deux points. En ce qui concerne la lumière, un point situé au niveau du sol semble s’éloigner d’un point situé à une altitude déterminée. Le décalage résulte donc de l’effet Doppler-Fizeau.

 

 

5.6            Mesure de la durée du trajet Vénus-Terre

 

Des expériences récentes ont montré qu’il y a une très forte probabilité pour que la célérité de la lumière dans l’éther ne soit pas indépendante des mouvements de la Terre et de Vénus, utilisée comme réflecteur d’ondes radar. Il s’agit de probabilité car l’écart est faible et la mesure a été reprise un très grand nombre de fois.

 

Dans l’éther, le résultat est évidemment attendu. Les phénomènes sont toutefois un peu compliqués par la présence des mouvements de l’éther dont il faut tenir compte.

 

5.7  Effet Hubble

 

On observe un décalage très important vers le rouge des raies d’absorption des atomes se trouvant dans les galaxies et dans les quasars.

 

Dans l’éther, la matière est en condensation. Les atomes changent donc de dimension au fur et à mesure de cette condensation. Or la fréquence des ondes émises dépend de la dimension des atomes. Il n’y a ainsi aucune raison pour que les ondes qui nous parviennent des millions d’années après avoir été émises, nous montrent la matière strictement dans l’état où elle se trouve actuellement sur la Terre. Ce phénomène est donc en parfait accord l’hypothèse de la condensation de l’éther.

 

Une légère dissymétrie dans l’effet Hubble a été mise en évidence. Cette dissymétrie reste totalement inexpliquée. Les modèles doivent faire appel, pour certains auteurs, à la notion nouvelle de vieillissement de la lumière ; pour d’autres, il faut supposer l’existence d’une nouvelle particule qui n’aurait pas encore été mise en évidence sur Terre.

 

Cette dissymétrie, ou effet RFR, reçoit dans la théorie de l’éther une explication évidente. La Terre n’est pas au centre de l’amas de galaxies, dit LSG, auquel nous appartenons. Il se produit donc un phénomène très semblable à celui qui a été exposé au paragraphe 5.4. Il suffit de considérer l’amas LSG à la place du Soleil.

 

Plus récemment, on a observé un décalage supplémentaire pour les astres situés derrière les amas importants. On pourrait prendre ici le raisonnement fait pour Taurus A.

 

On aurait aussi découvert un astre en cachant partiellement un autre. Son décalage devrait être moins important que celui qui se trouve visiblement derrière. Or c’est le contraire. Ce résultat est en complète contradiction avec les théories actuelles. Dans l’éther, l’explication est très simple. La pression de l’éther n’est pas partout la même. L’astre le plus proche se trouve dans une région où la pression est plus faible que là où se trouve l’astre le plus éloigné. Il faut remarquer que ce cas pourrait être beaucoup plus général que l’on veut bien le croire aujourd’hui, la distance des astres étant plutôt devinée que calculée.

 


 

 

 

 

 

 

CINQUIÈME PARTIE

 

 

 

 

 

LES OBJECTIONS


 

 

 

1. Un nombre considérable d’expériences prouvent la théorie de la Relativité. Tous les scientifiques sont convaincus que la théorie d’Einstein est exacte. Einstein lui-même l’affirmait : «  I believe my theory of relativity to be true. But it will only be proved for certain in 1981 ; when I am dead ».

 

Réponse : la conformité des résultats de l’expérience aux postulats est une condition nécessaire , mais ne pourra jamais être une condition suffisante. Il faudrait démontrer l’unicité de la solution. Quel que soit le nombre de confirmations expérimentales, et quand bien même toutes seraient éclatantes, elles ne peuvent en aucune manière prouver une théorie. On peut, quelque temps, feindre d’ignorer un problème d’apparence accessoire, s’accommoder d’une incohérence, pourtant rédhibitoire, se détourner d’un gêneur véritablement sans pouvoir. Mais, on ne pourra jamais rien contre un amoncellement de difficultés, contre une accumulation de paradoxes, contre un rassemblement d’opposants. C’est la définition même de l’état de crise. La physique actuelle n’est pas seulement en crise, elle est en perdition. Chaque nouvelle découverte de la physique, loin de venir conforter l’édifice, doit faire l’objet d’hypothèses complémentaires, comme autant de prothèses monstrueuses.

 

2.  Il se publie chaque année des dizaines de livres, des centaines d’articles sur la relativité. Il y a chaque année des congrès, où les plus grands savants sont applaudis pour la contribution qu’ils apportent à la consolidation du système relativiste. Tout cela pour évoquer seulement les innombrables livres, revues et articles de journaux où des auteurs et des journalistes, pourtant bien loin d’avoir la capacité intellectuelle de comprendre les immenses développements mathématiques qui soutiennent la physique actuelle, viennent témoigner de leur admiration devant une description aussi élégante, aussi parfaite, aussi totale de l’Univers.

 

Réponse : Erasme écrivait : « les hommes trouvent leur suprême plaisir à ce qui leur est suprêmement étranger. Leur vanité y est intéressée ; ils applaudissent pour montrer qu’ils ont bien saisi. Plus le fait est invraisemblable, plus ils s’empressent d’y croire et s’en chatouillent l’oreille ». Et Einstein lui même confirme : « Why is it that nobody understands me and everybody likes me » (March, 12 1944).

 

3.  Les philosophes eux-mêmes se sont finalement ralliés à la théorie d’Einstein.

 

Réponse : Alain a répété jusqu’à sa mort : « on ne trouvera jamais un nombre premier entre 13 et 17, ni un espace limité, ni deux instants simultanés, ni un temps plus lent qu’un autre ».

 

4.  Alain était un philosophe de l’ancienne génération.

 

Réponse : Alain est né en 1868, Einstein en 1879. Einstein était de la même génération.

 

5.  La théorie de l’Ether n’est qu’une nouvelle tentative, aussi désespérée que les précédentes, pour rétablir un éther mythologique. Sous couvert de modifications mineures, on renoue avec des principes dépassés.

 

Réponse : D’une part, la prise en compte des moments cinétiques, superbement ignorés par les relativistes comme d’ailleurs pas la théorie de la gravitation de Newton, n’est pas une modification mineure. D’autre part, les connaissances de la matière ont été radicalement modifiées depuis un siècle. En particulier, nous savons aujourd’hui que la matière est pratiquement vide. Cette découverte, littéralement essentielle, largement postérieure à l’élaboration des théories de l’Ether de Lorentz et de la Relativité, ne peut être laissée de côté. Or cette dernière ne tient aucun compte de ce fait inimaginable au début du siècle.

 

6.  Ce n’est pas la première fois, que l’on tente d’expliquer la gravitation avec des corpuscules. Les gravitons de ce prétendu nouvel éther ne diffèrent pas des corpuscules de Lesage.

 

Réponse : Lesage ne pouvait pas penser que la matière est aussi vide. Ses corpuscules n’ont d’ailleurs pas de moment cinétique. Enfin, il n’attribuait pas la pesanteur à des mouvements d’ensemble des corpuscules, mais à la pression différentielle que ces corpuscules exercent sur des corps par une sorte d’effet de vide obtenu en considérant qu’en éloignant deux corps, l’espace qui les sépare n’est jamais rempli par ses corpuscules.

 

7.  La condensation des gravitons dans les particules, qui est supposée dans la théorie de l’Espace, doit conduire à l’augmentation de la dimension des corps. Ce qui n’a jamais été observé.

 

Réponse : si la dimension de tous les corps augmente en même temps, comment pourrions-nous nous apercevoir qu’ils grossissent ? On peut trouver des exemples comparables. Il est impossible de mesurer l’allongement d’une barre d’acier en fonction de la température avec une barre d’acier étalon qui serait à la même température. Il faut utiliser la règle étalon à la température de référence. Le problème est que nous n’avons pas de référence en dehors des gravitons eux-mêmes, mais nous sommes encore bien loin de pouvoir les ramener à notre perception.

 

8.  Dans la théorie de l’Ether, la masse inerte et la masse pesante ne sont pas équivalentes comme le démontre pourtant clairement l’expérience.

 

Réponse : l’expérience montre que les moyens de mesure dont nous disposons actuellement ne nous permettent pas de distinguer la masse pesante de la masse inerte. L’équivalence de la pesanteur et de l’accélération n’est ainsi qu’une pure hypothèse. C’est même une double hypothèse, car elle suppose aussi que la pesanteur soit un phénomène continu, l’accélération l’étant par définition.

 

9.  La comparaison avec la vapeur d’eau n’est pas valable, car il faut fournir de l’énergie pour la vaporisation. Il se produit le phénomène inverse dans les réactions nucléaires où l’énergie est libérée.

 

Réponse : j’ai bien pris soin de préciser que la vapeur d’eau devait être considérée en état de retard à la vaporisation. Il a évidemment fallu fournir de l’énergie à l’eau pour la mettre dans cet état, mais quand elle y est, elle n’a besoin de rien pour la restituer. C’est seulement cette restitution que nous observons dans les réactions nucléaires.

 

10.  Mais, il faut alors supposer que les atomes ont été soumis dans le passé à des énergies correspondant à celles qui sont récupérées.

 

Réponse : Ce n’est pas une hypothèse, c’est une conséquence. Mais il faut être précis. L’énergie, c’est n’importe quoi si l’on ne précise pas les corps auxquels elle se rapporte, ni les mouvements considérés. Les atomes ont être soumis à des pressions de l’éther plus importantes que celle que les gravitons exercent aujourd’hui sur leur noyau. La baisse de la pression de l’éther a laissé certains corps à l’état de retard à la désintégration.

 

11.  Il est expérimentalement prouvé que l’attraction gravitationnelle des astres a une parfaite symétrie de révolution. Les tourbillons de l’Espace sont en complète contradiction avec cette évidence.

 

Réponse : Rien ne saurait être parfait. Les preuves de la symétrie, avancées par les relativistes, et qui sont absolument nécessaires à leur théorie, ne reposent que sur des exceptions. Il n’y a en tout et pour tout que six satellites des planètes qui sortent du voisinage du plan équatorial de leur planète, sur plus de trente-deux connus, sans compter les anneaux de Saturne. Les mouvements de ces satellites sont mal connus. Leur masse n’a pas encore pu être déterminée. Ces satellites ne doivent pas suivre les lois de Kepler. Ils sont en effet en dehors du tourbillon de leur planète. Leur vitesse de rotation doit donc se composer avec la vitesse de condensation des gravitons, suivant des lois semblables à celles utilisées en aérodynamique.

 

12.  Il est vrai que toutes les planètes et que tous les astéroïdes, à l’exception d’Hidalgo, se trouvent dans le voisinage du plan équatorial du Soleil. Mais c’est absolument faux pour les comètes. Hidalgo est d’ailleurs considéré comme une comète par plusieurs astronomes.

 

Réponse : ce n’est faux que pour quelques comètes. Parmi les 56 qui ont été observées au moins deux fois, seules Temple-Tuttle, Pons-Brooks et Halley sont rétrogrades et donc franchement en dehors du tourbillon équatorial du Soleil. Leur trajectoire doit être perturbée en conséquence. Parmi les comètes qui ne sont apparues qu’une fois et dont la période est inférieure à 200 ans, seules Pons-Gambart, Ross et Swift-Tuttle sont rétrogrades. Le mouvement de ces comètes ne doit pas non plus être exactement képlérien. Il y a aussi quelques comètes dont le plan de l’orbite est assez incliné sur le plan équatorial du Soleil. Ces comètes doivent avoir également un mouvement perturbé, mais beaucoup moins que les précédentes. Elles passent en effet une partie de leur trajectoire dans le tourbillon du Soleil. Leur orbite ne doit certainement pas être strictement plane.

 

13.  Le théorème de Poincaré a été établi pour expliquer justement la forme des galaxies et les anneaux de Saturne, on ne voit pas ce que cette théorie de l’éther apporte de plus.

 

Réponse : Poincaré a établi son théorème pour expliquer la formation d’astres par arrachement de matière. Le théorème de Poincaré suppose qu’il y ait condensation et rotation dans un fluide. Sans éther, ou sans fluide qui remplirait l’Espace, le théorème ne peut pas être appliqué. Les astres qui composent les galaxies sont bien en rotation, mais rien ne les relie, si ce n’est leur attraction dite gravitationnelle. Il est possible que l’on puisse démontrer que des corps supposés s’attirer mutuellement et en rotation autour d’un axe présentent des figures comparables à celles que Poincaré a obtenues, mais la démonstration en question concerne un fluide et utilise les équations des fluides, en sorte qu’elle ne peut nullement être appliquée au cas d’astres isolés. L’éther est ce fluide en condensation et en rotation. Le théorème s’applique sans ambiguïté, les conditions de son établissement se trouvant rassemblées.

 

14.  L’expérience de Sagnac ne montre nullement un mouvement du disque tournant par rapport à l’éther, mais un mouvement par rapport à l’espace absolu en tant que forme vide. L’expérience de Sagnac a lieu dans le référentiel d’inertie de la Terre. C’est ce qui justifie la possibilité de passer du repère du disque tournant au repère tangent euclidien et de retrouver le décalage observé.

 

Réponse :  l’absolu n’a point cours dans la science. Je suis bien conscient que l’éther immobile de Lorentz n’avait rien de réaliste, mais était-ce la peine de dénoncer avec tant de fracas une telle erreur pour la reprendre dans des termes équivalents ? Qu’est-ce donc que l’espace absolu ? Qu’est-ce qu’une forme vide ? Des mots, encore des mots, toujours les mêmes comme dit la chanson. C’est choisir la voie médiévale du nominalisme. C’était aussi le système d’Aristote. Est-ce la peine de tant se vanter de progrès, pour retomber dans les erreurs les plus anciennes ? Il faut ajouter ici que les relativistes parlent d’expérience interne. Interne à quoi ? C’est là le gouffre nominaliste apparaît avec le plus d’éclat.

 

Vous ajoutez une seconde justification. On ne voit pas très bien le rapport avec la première. Le problème est qu’avec cette hypothèse supplémentaire de référentiel inertiel, chaque physicien arrive au bon résultat par des calculs différents et inconciliables. Pas d’explication, c’est gênant. Trop d’explications est létal. Un relativiste de haute chaire a même démontré que le décalage ne peut pas être justifié avec les postulats relativistes. L’astuce consiste à dire que cette expérience relève de la Relativité générale puisque aussi bien il y a rotation. Et donc, puisque l’on ne peut pas à retrouver le résultat par la Relativité restreinte, on a là une preuve indubitable de la validité de la Relativité générale, qui, fort malheureusement, n’a pas encore permis de trouver le résultat cherché. Existe-t-il des esprits assez tordus pour douter de la validité de ce passage magistral de cause à effet.

 

L’expérience de Sagnac montre un mouvement par rapport à l’éther lorsque l’on se déplace par rapport à celui-ci; l’expérience de Michelson et Morley montre qu’il n’y a pas de mouvement par rapport à l’éther lorsque l’on se déplace avec lui.

 

15.  Des expériences montrent que les champs électromagnétiques ont des effets directs sur la lumière, apportant ainsi une preuve de la nature électromagnétique de la lumière.

 

Réponse :  C’est parfaitement faux. Les expériences en question concernent la rotation de la direction de polarisation sous l’action d’un champ électromagnétique. Mais il faut préciser que c’est par l’action des champs considérés sur un corps ou un liquide. Les champs électromagnétiques modifient la structure du corps. Cette structure modifiée provoque une rotation de la direction du plan de polarisation. Les champs électromagnétiques n’ont strictement aucune action connue sur la lumière ni sur les ondes de l’éther dites électromagnétiques. Il n’est nullement exclu que les champs électromagnétiques aient une action sur la lumière. Une telle action ne permettrait pourtant pas d’appeler ces ondes électromagnétiques. La pesanteur a un effet sur la lumière. On ne dit pas pour autant que la lumière soit gravitationnelle.

 

16.  Il ne s’agit pas seulement de la rotation du plan de polarisation, mais aussi des phénomènes optiques liés au paramagnétisme des atomes et aux résonances correspondantes.

 

Réponse : Dans ce cas aussi les champs électromagnétiques n’agissent pas directement sur la lumière. C’est la modification des atomes ou de leur arrangement qui provoque une modification du comportement de la lumière.

 

17.  La transmission du moment cinétique lors des chocs entre gravitons n’est qu’une hypothèse.

 

Réponse : Lors du choc de deux boules en bois montées sur roulements à billes et mises en rotation au préalable, on peut observer une transmission partielle du moment cinétique. En fait, cette transmission est provoquée par la déformation des boules lors du choc. Cette déformation n’est pas plane si les boules ont un moment cinétique, si elles tournent sur elles-mêmes. Cette transmission résulte donc de la restitution élastique de l’énergie de déformation emmagasinée par les boules lors du choc. Les gravitons ne sont donc certainement pas des sphères rigides. Ils sont très certainement composés d’éléments qui permettent une déformation et la transmission des moments cinétiques.

 

18.  La polarisation n’est pas la seule manifestation de la nature transversale de la lumière. Les ondes électromagnétiques ont une nature transversale comme cela est prouvé par l’expérience.

 

Réponse : Les expériences montrent seulement que les ondes dites électromagnétiques ont des effets transversaux, mais aucune ne prouve que ces ondes soient transversales en elles-mêmes. Des ondes longitudinales, comme celles qui se propagent dans l’eau, dans l’air et dans tous les milieux que nous connaissons peuvent parfaitement avoir des effets transversaux. Regardez seulement un bouchon sur les vagues. Voilà un phénomène transversal par rapport à la propagation des ondes.

 

19.  Il est tout à fait absurde de penser que le champ magnétique des conducteurs puisse résulter d’autre chose que du courant électrique. C’est le principe de fonctionnement des moteurs électriques. Que cette théorie de l’éther remette en cause un fait aussi clairement établi depuis deux siècles donne la mesure de l’absurdité conduit inévitablement toute critique de la physique actuelle, toute mise en cause de la Science pure.

 

Réponse : rien n’est prouvé définitivement. Depuis deux siècles, un nombre considérable de faits nouveaux ont été découverts. En particulier, le champ magnétique des aimants est à présent exclusivement attribué au moment magnétique des électrons. Certains auteurs ont imaginé curieusement que le moment magnétique des électrons serait la manifestation de la rotation de la charge de l’électron dans l’électron même, en sorte qu’il n’y aurait qu’une sorte de magnétisme : celle qui résulte du déplacement des charges, qui serait ainsi également l’origine du moment dit de spin. Sans vouloir examiner davantage la question du passage de la translation d’une charge dans un conducteur, à son déplacement dans un circuit fermé, puis à la rotation d’une charge en dehors de tout circuit, enfin à la rotation de la charge dans l’électron lui-même, enchaînement étonnant, il faut remarquer que l’on serait dans ces conditions en présence, dans les conducteurs, d’un double magnétisme; celui résultant du moment cinétique de l’électron, auquel s’ajouterait le magnétisme qui résulterait de la translation des électrons.

 

Comment, du seul fait de se déplacer, les électrons pourraient-ils avoir un champ magnétique ? Encore dans l’éther de Lorentz, on pouvait penser que les électrons en mouvement modifieraient l’éther, mais les relativistes ont vidé l’Espace pour en faire un être exclusivement géométrique. Si encore tous les corps avaient un champ magnétique en bougeant, on pourrait imaginer que tous les corps modifient la métrique de l’espace comme le fait leur masse pour générer la pesanteur. Mais seuls les électrons en translation ont cette propriété remarquable d’avoir un champ magnétique. La question cependant était plus limitée. Et la réponse est simple : en quoi la théorie des moteurs électriques est-elle changée en remplaçant la cause du magnétisme par une autre ? L’essentiel est que le champ soit en grandeur proportionnel au courant électrique et en direction conforme à la loi Biot et Savart.

 

20.  Renoncer à l’électron orbital, c’est abandonner la théorie atomique dont la valeur est établie depuis soixante dix ans.

 

Réponse : Il faut rappeler ici la suite des hypothèses, postulats et prétendus principes qui ont dû être greffés sur la théorie de Bohr pour rendre compte des paradoxes résultant de cette vision planétaire de l’atome. En premier lieu, on a dû faire une distinction, dans les couches ou niveau, entre les trajectoires circulaires et les trajectoires elliptiques. On se demande pourquoi certaines trajectoires doivent être circulaires d’autres elliptiques ? On serait tenté de croire que la répartition entre ces diverses trajectoires serait aléatoire. Il n’en est rien. Elles sont parfaitement déterminées. En outre, les atomes n’ont pas d’effet magnétique par eux-mêmes. On a inventé les probabilités de présence et les trajectoires stationnaires pour rendre compte de ce fait en contradiction avec le modèle de Bohr. On les qualifie par le nombre quantique secondaire et par le nombre quantique magnétique. À quoi il faut ajouter encore d’autres, subtilités : le spin et le nombre magnétique de spin. Pour comble de malheur, tant d’imagination se trouve insuffisante. Il faut encore faire appel à un postulat. Deux électrons ne peuvent pas avoir les mêmes nombres. C’est le principe d’exclusion de Pauli. Les trajectoires sont pourtant très grandes par rapport à la dimension des électrons, et on ne voit vraiment pas pourquoi deux électrons ne pourraient pas s’en partager une.

 

21.  En supprimant les électrons planétaires, il devient impossible d’expliquer les spectres d’émission et d’absorption.

 

Réponse : Du point de vue strictement rationnel, rien ne pourrait interdire de reprendre toutes les catégories de Sommerfeld dans le noyau même. La dimension des noyaux des atomes dépend du nombre de particules qui les composent. On retrouve ainsi le premier et le second nombre quantique. Il y a en effet deux variables : le nombre de protons et le nombre de neutrons. On peut aussi penser que les particules qui composent le noyau sont animées d’une rotation propre et proposer ainsi une explication physique des autres nombres magnétiques. Les électrons effectuant des sauts au-dessus du noyau des atomes n’ont besoin d’aucune énergie pour créer un champ magnétique. Ils ont déjà chacun un moment magnétique donc un champ individuel, même lorsqu’ils sont intégrés au noyau, et leur translation n’est nullement la cause de leur champ magnétique. Bien plus, lorsqu’un électron a été éjecté du noyau et avant qu’il n’y retombe sous l’effet du champ électrique, la structure du noyau est différente et un autre électron ne peut en aucune manière être éjecté dans les mêmes conditions. C’est dire qu’avec un infime effort, on peut trouver toutes les catégories nécessaires à l’explication des spectres d’émission et d’absorption.

 

22.  Cette théorie de l’éther ne permet pas d’expliquer la neutralité des atomes, ni leur stabilité.

 

Réponse : Il faut considérer que les électrons sont intégrés aux noyaux des atomes. La neutralité des noyaux se trouve ainsi assurée. Les gravitons de l’éther jouent à l’égard des noyaux des atomes un rôle exactement semblable à celui des molécules de l’air sur une bulle de savon. Les noyaux des atomes ont donc une certaine stabilité, résultant de l’action des gravitons à l’intérieur et à l’extérieur, et de la condensation de ces mêmes gravitons dans les particules. Il n’est donc pas nécessaire de faire appel à je ne sais quelle particule mythologique qui échangerait une attraction. Les atomes, ainsi constitués, ont une vibration propre parfaitement définie par le nombre de particules qui les composent et dont dépendent, non seulement leur dimension, mais aussi leur cohésion. Cette vibration propre est maintenue par les chocs incessants des gravitons de l’éther, mais aussi par les ondes qui se propagent dans l’éther. La vibration peut aussi être provoquée par des chocs entre atomes et par la rencontre de particules isolées. La vibration d’un atome a un spectre strictement lié à sa constitution. Elle entraîne la formation d’ondes dans l’éther. Or, ces ondes ne manquent pas d’exercer une pression sur les obstacles qui se présentent. C’est ainsi que les noyaux des atomes ne peuvent pas s’approcher davantage que ne le permet leur état de vibration.

 

23.  Des photographies montrent le nuage électronique qui entoure le noyau des atomes. Il n’est plus possible de remettre en question le modèle de la science actuelle.

 

Réponse : les électrons qui sont éjectés à tout instant du noyau des atomes constituent aussi une sorte de nuage autour des noyaux. Il n’est ainsi nullement nécessaire de faire appel à je ne sais quelle nature probabiliste de l’électron. Les manifestations sont semblables dans les deux cas, mais, dans la théorie de l’éther, il n’y a pas de paradoxes.

 

24.  La nature ondulatoire de l’électron est suffisamment démontrée par la diffraction d’un faisceau d’électrons par une feuille métallique. Une fois encore, les confirmations expérimentales de la physique actuelle sont si nombreuses et si parfaites qu’il est absurde de vouloir revenir sur un ensemble aussi cohérent.

 

Réponse : un faisceau d’électrons homocinétiques a une certaine ressemblance avec un train d’ondes. Il n’est donc parfaitement pensable que la diffraction des électrons puisse résulter des propriétés d’ensemble du faisceau. Il ne faut pas perdre de vue, dans le même temps, que les électrons se déplacent dans l’éther. Il est ainsi certain qu’ils doivent provoquer des ondes, tout comme un bateau sur l’eau et un avion dans l’air. Or, ces ondes ayant elles-mêmes une action sur les électrons, il est fort possible que l’ensemble de ces phénomènes permettent d’expliquer les phénomènes de diffraction et d’interférences des électrons. On trouvera ainsi un avantage considérable sur la science actuelle : il n’y a pas à supposer que les électrons aient une probabilité de présence. La cause des diffractions et des interférences serait dans l’éther. Il faut bien garder à l’esprit que les électrons n’ont pas les propriétés pourtant les plus fondamentales des ondes. Premièrement, les électrons n’obéissent pas aux lois de Descartes, contrairement à la lumière. Deuxièmement, ils n’ont pas une vitesse de déplacement déterminée comme tous les autres phénomènes ondulatoires, depuis les vagues de la mer, jusqu’à la lumière de L’éther. L’effet Josephson pourrait, lui aussi, ne résulter que des ondes de l’éther provoquées par le mouvement des électrons dans les conducteurs.

 

25.  La nature ondulatoire des protons et des neutrons a été établie de la même manière. Il est inconcevable de prétendre rejeter cette acquisition essentielle de la science actuelle au moment même où elle remporte les plus grands succès.

 

Réponse : l’analogie avec les électrons montre bien qu’il doit s’agir d’un phénomène du même genre. Les protons et les neutrons n’ont aucune des propriétés de base des phénomènes ondulatoires. Les effets observés doivent donc résulter de l’action de ces particules sur un milieu qui peut transporter des ondes. Il est certain que le mouvement des particules dans l’éther provoque des ondes comme un navire en mouvement sur l’océan soulève des vagues. Mais on peut imaginer d’autres solutions. Par exemple on peut penser que l’éther n’est pas le dernier stade de la matière et que les champs électromagnétiques sont le résultat des mouvements d’un milieu encore plus fin.

 

26.  La théorie de l’Espace n’explique pas les phénomènes électromagnétiques.

 

Réponse : la théorie de l’atmosphère de Pascal n’explique pas la pesanteur qui est pourtant la cause de la pression atmosphérique. Il n’est nullement nécessaire de tout expliquer pour comprendre certains phénomènes. Il est vrai qu’attribuer la cause du champ magnétique des conducteurs au moment magnétique des électrons n’explique pas du tout ce qu’est le champ magnétique, bien plus j’ignore ce que peut bien être, en réalité, un moment magnétique. Mais, la physique actuelle attribue aussi le champ magnétique des aimants à ces moments magnétiques des électrons et je ne sache pas que quiconque se soit élevé contre cette affirmation qui ne fait que repousser l’explication.

 

27.  Cette théorie ne donne aucune explication des phénomènes liés aux multiples particules récemment découvertes. Elle n’apporte aucun élément nouveau qui permettrait d’expliquer les phénomènes liés à l’antimatière. Elle ne répond à aucune des grandes problématiques de la Science pure. Cette théorie de l’éther n’apporte aucune explication de l’origine de l’univers.

 

Réponse : je ne me suis intéressé qu’à une petite partie de la physique. La théorie de l’éther ne concerne que la lumière et la pesanteur. De la même manière, la théorie de Pascal ne concernait que l’atmosphère ; encore ne s’agissait-il que de quelques phénomènes s’y produisant. On ne peut expliquer que ce que les moyens de mesure disponibles mettent à notre portée. Vouloir tout expliquer d’un coup ne peut que conduire à l’absurde : à la pierre philosophale et à l’équation de l’Univers. On a recherché la fin de la science ; on a trouvé seulement la fin de la physique actuelle, la fin de la Science pure. Je n’ai pas la moindre proposition à faire quant aux composants des particules de la matière. Pas davantage pour l’antimatière. Je n’ai rien à dire sur l’origine de l’univers.

 

Pour ce qui est des particules, il semblerait que le compte n’y est pas ! Des bruits inquiétants se répandent. Mais, où donc est le Boson de Higgs ? Il est vrai qu’il est facile d’ironiser. Ce qui m’intrigue, c’est cette volonté de cacher un résultat négatif ! La Science pure repose sur l’échec de Michelson et Morley. Il y a des résultats négatifs, mais aucune expérience ne peut être un échec. L’expérience donne le résultat qu’elle donne. Il n’y a pas d’échec expérimental. Ce sont les théories qui échouent, pas les expériences.

 

28.  Les gravitons en agitation dans l’éther sont dans le vide. On retrouve les mêmes difficultés que pour le photon.

 

Réponse : sans éther, les atomes se déplaceraient dans le vide. Personne ne s’en étonnait. Les atomes se déplacent dans l’éther. Maintenant le même problème survient pour les gravitons, aussi faut-il penser que les gravitons eux-mêmes baignent dans un fluide composé de corpuscules encore plus petits. Et ainsi de suite sans limites concevables. C’est le système de Descartes. Ainsi la science n’a point de fin. Sisyphe n’est pas seulement un mythe.

 

29. Il n’est pas pensable que se trouvent ainsi réduites à néant des dizaines d’années d’effort d’un nombre considérable de savants. Il n’est pas pensable que tant d’expériences patiemment accumulées, tant d’hypothèses savamment ajustées, tant de théories subtilement assemblées doivent s’effacer en un instant devant des déductions simplistes d’hypothèses élémentaires. Les théories de la physique actuelle, de la Science pure, et principalement la Relativité, constituent une authentique révolution, source même d’un nouvel humanisme. C’est un saut qualitatif, un bond en avant, sans précédent, un renouvellement inouï de l’histoire et de la philosophie. L’inéluctable Relativité a suffisamment démontré son inépuisable fécondité pour qu’il soit enfin parfaitement vain de revenir sur une vision irremplaçable, sur un nouveau choix éthique transformant la philosophie, l’art et les sciences mêmes en ferments inaltérables.

 

Réponse : C’est le plus souvent l’impensable qui arrive.


 

 

TABLE DES MATIERES

                                          pages

 

INTRODUCTION                                                                            

 

                        PREMIERE PARTIE           L’ETHER

 

Chapitre           I                       Le principe constitutif                                                 

Chapitre           II                      La nature de l’éther                                                     

Chapitre           III                    La matière                                                                  

 

                        DEUXIEME PARTIE           LA GRAVITATION

 

Chapitre           I                       Les équations des fluides à moments cinétiques     

Chapitre           II                      La loi de Newton                                                       

Chapitre           III                    La rotation des galaxies                                  

Chapitre           IV                    Le système solaire                                                     

Chapitre           V                     Le pompage galactique du moment cinétique         

 

                        TROISIEME PARTIE          LA LUMIERE

 

Chapitre           I                       Les ondes de l’éther                                                   

Chapitre           II                      La polarisation de la lumière                                        

Chapitre           III                    La propagation de la lumière dans l’Espace                 

Chapitre           IV                    Les effets électromagnétiques des ondes de l’éther   

 

QUATRIEME PARTIE   LES EXPERIENCES

 

Chapitre           I                       La lumière                                                                  

Chapitre           II                      La gravitation                                                              

 

CINQUIEME PARTIE LES OBJECTIONS